On sait depuis déjà longtemps que parler d’Israël est un moyen dont croient disposer les hommes politiques pour parler aux Français.

Selon le camp choisi, le marqueur sera plutôt de droite ou de gauche ; selon la solution préconisée pour la résolution du conflit on évaluera leur génie politique.

Benoît Hamon, déjà remarqué pour sa capacité à user du conflit israelo-palestinien afin d’attirer une certaine gauche s’est-il assagi ? Dans la dernière ligne droite avant les primaires des 22 et 29 janvier le voilà qui pondère son discours. Et parle même, à demi-mots, de l’importance d’Israël à vivre en sécurité.

Revenant, sur BFM TV, sur la résolution 2334 de l’ONU condamnant la « colonisation » il déclarait ainsi : « Je considère que la responsabilité historique des Européens est d’intégrer Israël dans un cadre régional qui ne lui soit plus hostile (…) Aujourd’hui cet environnement lui est hostile. Il lui sera tant qu’existe ce prétexte d’une Palestine qui n’a pas d’Etat ».