Un roman sur la vie secrète du criminel de guerre nazi Josef Mengele a été sélectionné mercredi pour le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone, le Prix Goncourt.

La Disparition de Josef Mengele du journaliste Olivier Guez est l’un des huit livres en lice pour le prix.

Il raconte comment le médecin SS, connu comme étant « l’Ange de la Mort » dans le camp de concentration d’Auschwitz pour ses expériences souvent mortelles sur les détenus, a réussi à échapper à son arrestation et même à obtenir un passeport allemand en son nom dans les années 1950 alors qu’il vivait en Argentine.

Il a utilisé son passeport pour revenir en vacances en Europe et même pour se rendre dans sa ville natale, Gunzburg.

Malgré les efforts des autorités allemandes et du Mossad, les services secrets israéliens, Mengele est resté libre jusqu’à sa mort à 67 ans à Sao Paulo, au Brésil, en 1979.

Le médecin nazi Josef Mengele lorsqu'il était jeune médecin et la rampe d'accès à Auschwitz-Birkenau en mai 1944, où Mengele a parfois sélectionné des détenus pour des expérimentations (Crédit : Domaine public)

Le médecin nazi Josef Mengele lorsqu’il était jeune médecin et la rampe d’accès à Auschwitz-Birkenau en mai 1944, où Mengele a parfois sélectionné des détenus pour des expérimentations (Crédit : Domaine public)

Egalement, parmi les favoris, on peut citer : L’Art de perdre d’Alice Zeniter, un récit puissant d’une famille de harki algérienne qui a pris le parti des Français pendant la sanglante guerre d’indépendance algérienne, qui a duré neuf ans et qui a pris fin en 1962.

Zeniter, 31 ans, a déjà remporté trois prix importants pour ce roman, dont le prix annuel de la littérature du quotidien Le Monde.

Le gagnant du Goncourt sera annoncé le 6 novembre.