La technologie israélienne qui peut protéger les secouristes intervenants sur le site d’une catastrophe nucléaire contre les radiations gamma mortelles – le type de radiations émis par les bombes nucléaires – pourrait un jour protéger les astronautes qui explorent l’espace des niveaux élevés de radiations qu’ils sont susceptibles de rencontrer.

StemRad, une société israélienne, travaille avec le géant américain de la défense, Lockheed-Martin, pour développer une nouvelle version de son gilet de protection gamma qui serait adapté à une utilisation pour les missions dans l’espace profond, ont annoncé les deux sociétés cette semaine.

« Nous allons utiliser notre connaissance approfondie des vols spatiaux humains, lui appliquer notre expertise en nano-ingénierie des matériaux, et travailler en étroite collaboration avec StemRad, pour évaluer la viabilité de ce type de protection contre les radiations dans l’espace profond », a déclaré Randy Sweet, le directeur en développement commercial de l’espace civile de Lockheed Martin.

« L’équipe de Lockheed Martin croit que cela pourrait aboutir à une solution innovante pour améliorer la sécurité de l’équipage sur le voyage vers Mars ».

Lockheed Martin est l’entrepreneur principal construisant Orion, le vaisseau spatial de la prochaine génération de la NASA conçu pour transporter les humains à des destinations au-delà de l’orbite terrestre basse et les ramener sur terre sains et saufs. Conçu pour les missions spatiales de demain, Orion devra, entre autres, fournir la technologie contre les effets des radiations de l’espace profond, considérées comme l’une des plus grandes menaces et obstacles à l’exploration humaine du système solaire au-delà de la lune.

La clé de l’effort pour la protection contre ces radiations se trouve dans la solution StemRad, qui a un produit qui protège les premiers intervenants contre les radiations gamma produit par, entre autres choses, des explosions nucléaires. Intelligemment conçu pour permettre à celui qui le porte de conserver sa liberté de mouvement, la ceinture StemRad 360 Gamma n’est pas une combinaison complète car cela la rendrait difficile à manœuvrer et empêcherait le porteur de pouvoir librement se mouvoir – une exigence clé pour les secouristes.

L’exposition à des radiations gamma entraînent l’apparition de maladie, la destruction accélérée des globules et l’incapacité à l’organisme à les reconstituer, en raison des dommages subis sur la moelle osseuse, ce qui est nécessaire pour générer de nouvelles cellules. La moitié de la moelle osseuse de notre organisme, 50 %, se trouve dans l’aine et l’abdomen – et qui est exactement la partie du corps que la ceinture StemRad protège, en s’assurant que les secouristes soient protégés contre les effets de la maladie liée aux radiations tout étant capables de garder leur liberté de mouvement nécessaire pour aider les autres.

La technologie de la société a été saluée par l’ambassadeur du Japon en Israël, qui a déclaré que « StemRad a répondu au défi du tremblement de terre et du tsunami de 2011 ». L’ambassadeur H.E Hideo Sato n’a pas révélé les détails des activités de StemRad au Japon suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui est peut-être la pire conséquence de longue durée de ces événements, mais StemRad a reçu de nombreux prix et des distinctions au Japon pour son travail là-bas.

Maintenant que la radiation sur la terre a été « conquise », il est temps de se déplacer dans l’espace – et le nouveau projet avec LM fera exactement cela, se sont réjouits les représentants des deux compagnies. Le projet conjoint a gagné le soutien d’un comité bilatéral de recherche et sera financé par des subventions de Space Florida, par l’agence aérospatiale de développement économique de la Floride et MATIMOP, l’agence exécutive du Bureau en chef des scientifiques au ministère de l’Economie d’Israël.

« Nous sommes ravis de collaborer avec Lockheed Martin sur cet important projet », a déclaré le Dr Oren Milstein, le co-fondateur et le directeur scientifique de StemRad. « Notre équipe possède des capacités avancées dans les domaines de la biologie de la radiation et des stratégies innovantes de protection, et nous allons maintenant appliquer ces compétences aux défis uniques dans l’exploration humaine de l’espace ».