Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué lundi qu’il souhaitait la création « d’une sorte de Quartette plus » pour relancer le processus de paix au Proche-Orient.

Il s’agirait d’une « instance internationale d’accompagnement », comprenant des pays arabes, qui aurait pour objectif « de faciliter, et non d’imposer, des négociations » entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il précisé devant la presse à New York.

Il a fait valoir que le Quartette actuel ne comprenait pas de pays arabe.

« Il serait logique que les Arabes, qui font partie intégrante d’une solution, soient impliqués », a-t-il estimé.

Le Quartette pour le Proche-Orient est composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’Union européenne et de l’ONU. Il a été fondé en 2002 afin de jouer, sans grand succès jusqu’ici, le rôle de médiateur dans le processus de paix israélo-palestinien.

Fabius a fait valoir qu’étant donné l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le Proche-Orient, il peut y avoir « une explosion à tout moment » et des mouvements extrémistes comme le groupe Etat islamique pourraient en profiter.

La France tente de relancer une initiative au Conseil de sécurité de l’ONU pour fixer dans une résolution les paramètres d’un éventuel accord de paix israélo-palestinien. Mais Paris se heurte à l’opposition résolue du gouvernement israélien et à l’attentisme des Etats-Unis.

Lors d’une visite de Fabius au Proche-Orient il y a huit jours, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l’avait accusé de vouloir imposer à Israël un « diktat international ».

« Diktat n’est pas un mot français », a commenté lundi Fabius.

« La France ne veut pas renoncer » à son initiative, a-t-il souligné, mais en ajoutant « qu’une résolution (sur ce sujet au Conseil) n’est pas une fin en soi ».

« On ne perd jamais son temps quand on oeuvre pour la paix », a-t-il encore affirmé.