Projet de privatisations en Israël : menace de grève
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Projet de privatisations en Israël : menace de grève

Le principal syndicat israélien dit ne pas avoir été consulté quant aux privatisations des ports d'Ashdod et de Haïfa

Le ministre des Finances, Yair Lapid (Crédit : capture d'écran de la chaîne de télévision de la Knesset)
Le ministre des Finances, Yair Lapid (Crédit : capture d'écran de la chaîne de télévision de la Knesset)

La centrale syndicale israélienne Histadrut a menacé mardi de potentielles grèves en représailles au projet du gouvernement de privatiser certaines entreprises publiques.

Ces grèves pourraient affecter des fabricants de matériel de défense, des aéroports, le secteur des chemins de fer et la compagnie d’électricité.

« L’Histadrut a annoncé être en conflit social avec 11 entreprises publiques », a déclaré la centrale dans un communiqué, expliquant que cette mesure était liée à l’annonce la veille par le gouvernement de son projet de privatisation.

Déclarer un conflit social est une obligation légale, visant à fournir un délai de réflexion de 14 jours avant une éventuelle action de grève.

Le ministère des Finances a annoncé lundi qu’il envisageait de privatiser totalement ou partiellement des entreprises publiques afin de, selon lui, stimuler l’efficacité, réduire la dette publique et combattre la corruption, espérant que cette mesure rapporterait 15 milliards de shekels (4,07 milliards de dollars ou 3,26 milliards d’euros) à l’Etat.

Des titres minoritaires seront émis pour les sociétés « dans lesquelles l’Etat cherche à garder un contrôle gouvernemental à long terme », comme la compagnie d’électricité et les secteurs des chemins de fer, l’aviation, l’eau, la poste et le gaz naturel, a-t-il ajouté.

L’Etat envisage également de vendre des sociétés dans lesquelles il « n’a pas d’intérêt à long terme », notamment les ports d’Ashdod et de Haïfa.

L’Histadrut a déploré mardi de n’avoir pas été consultée sur ce projet.

« La décision, qui comprend de graves conséquences pour le statut des travailleurs, a été prise de façon unilatérale, sans négociations avec les représentants des travailleurs », indique la confédération, dénonçant une « violation de toutes les normes (…) dans les relations collectives de travail ».

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