L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies a soumis une requête au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et au Conseil de sécurité mercredi pour l’ouverture d’une enquête sur les crimes de guerre perpétrés par le Hamas pendant l’opération Bordure protectrice.

L’ambassadeur Ron Prosor a écrit dans la lettre qui accompagnait sa demande que l’ONU reconnaît que les actions du Hamas sont des crimes de guerre mais que rien n’a été fait à ce sujet.

Les documents soumis contiennent une liste détaillée des roquettes tirées sur Israël. Cette liste vise à démontrer que le Hamas a intentionnellement visé les civils israéliens, selon un article sur le site d’informations NRG.

Les listes détaillent les lieux de tir des roquettes, leurs types et les cibles visées selon Israël.

La requête de Prosor recense aussi toutes les fois où les hommes armés du Hamas ont tiré sur Israël d’une zone civile de Gaza.

Prosor a déclaré qu’il attend du Conseil de sécurité qu’il condamne fermement les tactiques du Hamas et qu’il dénonce l’utilisation de civils comme boucliers humains pendant les combats.

Le Conseil de sécurité s’est abstenu d’adopter des résolutions sur les combats de Gaza pendant la campagne militaire qui a duré 50 jours, mais le Conseil des droits de l’Homme de Genève a déclaré qu’il lancerait une enquête sur de potentiels crimes de guerre.

La commission de la CDH a été mandatée pour « enquêter sur toutes les violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme dans le territoire occupé palestinien ».

Israël a rejeté la composition de la commission, qu’il considère étant partiale et on ne sait pas encore si Jérusalem coopérera.

La commission est dirigée par le professeur de droit William Schabas, considéré par Israël comme étant hostile envers l’Etat juif. Il avait demandé dans le passé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’ancien président Shimon Peres soient jugés pour crimes de guerre.

Schabas a déclaré aux informations de la Deuxième chaîne qu’il ne laisserait pas ces critiques des dirigeants israéliens affecter ses capacités à mener son enquête.

Netanyahu a fortement critiqué les résolutions du Conseil de sécurité, qui a choisi d’enquêter sur Israël au lieu de porter son attention sur les zones dévastées par la guerre en Irak ou en Syrie.

« Le président de la commission a déjà décidé que le Hamas n’est pas une organisation terroriste. Par conséquent, ils n’ont rien à voir ici. Ils devraient aller à Damas, Bagdad et Tripoli. Ils devraient aller voir l’EI, l’armée syrienne et le Hamas. Là-bas, ils trouveront des crimes de guerre, pas ici », avait déclaré le Premier ministre la semaine dernière.

Une campagne a été menée par Im Tirtzu [une association estudiantine de défense des valeurs sionistes]. Des centaines d’habitants de Sderot ont signé leur pétition envoyée au Conseil des droits de l’Homme plus tôt ce mois. Cette pétition fustige le Hamas.

Toujours dans le cadre de cette campagne, une autre pétition a aussi été lancée par Im Tirtzu, réunissant 13 000 signatures. Cette pétition demande à Ban Ki-moon de poursuivre les leaders du Hamas pour crimes de guerre.