Nahman Ataya, assassiné samedi par son voisin à Migdal, dans le nord du pays, a été enterré dimanche à 16 heures dans le cimetière de la ville. Il a été accompagné par des centaines de personnes.

Nahman, 11 ans, a été tué lors du quadruple homicide qui a également blessé son frère Natan, 10 ans. Une mère et ses deux enfants ont été tués, apparemment par leur mari et père. Nahman et Natan avaient été invités pour le repas de Shabbat, et la tuerie a commencé à la fin du repas.

« Nahman était un enfant vertueux, qui méritait de finir [d’apprendre] le livre des Psaumes », a déclaré sa mère Orah dans la journée.

« Il avait commencé [à apprendre] le Cantique des Cantiques avec moi, mais nous n’avions pas fini. Il devra faire cela au paradis avec les anges. C’était un bon garçon qui restera vertueux pour toujours. Il n’a pas pêché et il ne pêchera jamais », a-t-elle déclaré.

En parlant de son fils qui a survécu à l’attaque en prétendant être mort avant de fuir par une fenêtre, elle a déclaré que « Natan ne comprend pas ce qu’il s’est passé ni pourquoi. Dieu fait tout au mieux. »

Natan est sorti de l’hôpital dimanche.

Orah Ataya a incité les parents à apprécier leurs enfants et chaque moment passé avec eux.

« Aimez et appréciez vos enfants. Je n’ai jamais imaginé que quelque chose comme ça nous arriverait, a-t-elle déclaré. Nous devons comprendre que nous sommes au monde pour un court moment. Nous savons que notre fils est maintenant entre de bonnes mains, et que Dieu le prend dans ses bras et s’occupe de lui. »

Les funérailles de Dor Crasanti-Sela, 23 ans, et de ses fils Yosef, 22 mois, et Binyamin, huit mois, ont lieu dimanche à 18 heures.

Dor Crasanti-Sela a été tuée par son mari avec ses deux fils, Yosef et Binyamin, le 28 janvier 2017. (Crédit : Facebook)

Dor Crasanti-Sela a été tuée par son mari avec ses deux fils, Yosef et Binyamin, le 28 janvier 2017. (Crédit : Facebook)

La famille du meurtrier présumé a déclaré : « nous sommes choqués et peinés de l’immense tragédie qui est arrivée. Nous avons perdu notre bru, nos petit-fils, et le garçon des voisins, qui nous sont plus chers que tout au monde. Nous n’avons aucun moyen d’expier cet acte haineux. Nous partageons la douleur avec tous. Nous demandons pardon. »

La famille du mari a décidé de ne pas assister aux funérailles.