Le blog Géopolitique Katheon s’est intéressé à cette spécificité israélienne d’intégration des autistes au sein de l’armée à travers le programme Roïm Rahok (voir plus loin, prévoir).

Les soldats autistes sont notamment intégrés dans l’unité de Renseignement 9900, spécialisée dans l’analyse photographique et cartographique et dans le Corps de l’Armement.

“Leur travail consiste à sélectionner des matériaux visuels à partir d’images satellites et de capteurs qui sont dans l’air. Avec l’aide de leurs officiers et d’outils de décodage, ils analysent les images et trouvent des choses spécifiques dont ils ont besoin afin de permettre à ceux qui planifient une mission d’obtenir les meilleures données de la zone concernée » précise le site de l’armée israélienne.

Des soldats autistes jouent des rôles clés dans l’armée israélienne

Les participants de Roim Rakhok assistent à un cours de trois mois au collège académique Ono, près de Tel Aviv, où ils reçoivent une formation sur leur service militaire et une introduction à la vie dans l’armée.

En plus de l’analyse de photos ou de l’optique, les stagiaires apprennent à suivre des ordres, ne pas perdre de temps et travailler en équipe.

Après trois mois de plus d’entraînement à la base, les participants sont incorporés et placés dans l’unité 9900 – parfois en étant le seul soldat autiste de l’équipe.

Avant qu’ils n’arrivent, leurs camarades soldats et les commandants ont reçu une formation pour travailler avec des personnes autistes, et chaque équipe rencontre un conseiller toutes les semaines pour discuter de la dynamique du groupe.

Après leur décharge, les soldats Roim Rakhok feront face à de nouveaux défis pour trouver un travail qui corresponde à leurs capacités. Mais le service militaire aura donné à ces soldats autistes une expérience à surmonter des obstacles, comme accepter un environnement changeant ou élaborer une stratégie pour achever une tâche complexe.

« Les compétences générales que les gens apprennent pendant leur service ne sont pas moins importantes que la profession elle-même », avait déclaré à JTA Benjamin Hazmi, directeur académique de Beit Issie Shapiro, une organisation israélienne qui milite pour les droits des handicapés.