Depuis la campagne de Donald Trump et les soupçons d’une nouvelle Guerre froide par manipulations des opinions publiques, et ce, grâce à la publication de fausses informations ayant tous les atours des vraies, les fake news sont considérées comme un véritable fléau capable même d’ébranler des gouvernements.

Le phénomène a pris une telle ampleur que Facebook a promis de modifier son algorithme pour favoriser l’apparition d’informations vérifiées sur les fils d’actualité, afin d’éviter de devenir la caisse de résonance de rumeurs à très grandes échelles.

Le pure-player Slate, reprenant un article de Politico, recadre le phénomène dans un temps plus long, et trouve son origine dans « l’invention de l’imprimerie par Johannes Gutenberg en 1439 ».

Il rapporte l’histoire de la disparition d’un enfant dans la province de Trente en 1475. « Le jour du dimanche de Pâques, rapporte Slate, le prêtre franscicain Bernardin de Feltre fait de cette disparition le sujet de son prêche : pour lui, c’est sûr, c’est la communauté juive qui a commandé le meurtre du petit Simonino pour célébrer la Pâque juive en buvant son sang. (…) Quinze d’entre eux ont été jugés coupables et brûlés au bûcher ». Le petit Simon serait canonisé et deviendra le point de départ des méfaits attribués aux juifs.

De nombreux scénarios, ayant pour point commun « les juifs buveurs de sang d’enfants chrétiens » ont connu un grand succès durant tout le moyen-âge, jusqu’à connaître leur apogée dans la propagande nazie.