Dans Je crois en un seul Dieu l’actrice Rachida Brakni incarne trois femmes, une professeurs d’Histoire juive, une Palestinienne kamikaze, et une militante américaine, dans une pièce dense qui ose faire face au conflit israelo-palestinien.

En pleine tournée, elle s’est confiée au Progrès lors d’une étape à Saint Etienne sur cette pièce qui « s’inscrit en Israël mais aussi en France, pays touché par le terrorisme ».

Une pièce, dit la compagne d’Eric Cantona rencontré lors du tournage de l’Outremangeur, qui « pose des questions qui nous sont propres avec les attentats de Charlie Hebdo ou du Bataclan ».

« Ce qui m’a intéressée, raconte l’actrice ayant obtenu le César du meilleur espoir féminin en 2002 et le Molière de la révélation féminine, ce sont ces trois femmes. On comprend leurs tournoiements, leurs interrogations, parfois même leur jusqu’au-boutisme, on se met chacune à leur place. Ce n’est pas une pièce partisane. Elle évoque trois destins de femmes et raconte les troubles par lesquels elles passent. Ça met de l’humanité ».

A travers cette pièce Rachida Brakni dit vouloir sortir de cette « vision bilatérale » comme l’un des ses trois personnages, Eden.

« Elle est pour l’existence de deux Etats et pour que soient respectées les résolutions de l’ONU. Dire ça, ce n’est pas remettre en question l’Etat d’Israël qui doit exister ».