C’est le grand rendez-vous annuel de la diplomatie : l’Assemblée générale des Nations unies débute officiellement mardi, avec le discours du président américain Donald Trump devant ses 193 états membres.

Voici les principaux faits autour de l’édition 2017 :

Qui vient ?

La 72e Assemblée générale accueille 90 chefs d’état, cinq vice-présidents, 39 chefs de gouvernement, trois vice-Premiers ministres et 52 ministres.

Les projecteurs sont braqués mardi sur Donald Trump, dont c’est la première apparition à la tribune de l’ONU. Le président français Emmanuel Macron fait aussi ses débuts onusiens, et c’est également le baptême du feu pour le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, entré en fonction il y a neuf mois.

Antonio Guterres, à gauche, secrétaire général des Nations unies, et le président américain Donald Trump au siège de l'institution à New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Antonio Guterres, à gauche, secrétaire général des Nations unies, et le président américain Donald Trump au siège de l’institution à New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Le Gambien Adama Barrow fait ses premiers pas sur la scène internationale après avoir battu dans les urnes Yahya Jammeh.

Parmi les poids lourds très attendus figurent le président iranien Hassan Rouhani, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May.

Pyongyang au premier rang

Ironie du sort, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho, dont le pays reclus est sous une très forte pression internationale pour renoncer à ses ambitions nucléaires, a décroché un siège au premier rang, à la droite de la tribune.

Chaque année, un nom de pays est tiré au sort pour déterminer l’ordre alphabétique des places assises dans la salle de l’Assemblée générale.

Bœuf et pommes de terre

Les chefs de l’ONU se plient-ils à l’amour de Donald Trump pour la viande ? On peut y songer à la lecture du menu du déjeuner servi mardi aux dirigeants de la planète. Leur plat de résistance sera un filet de bœuf wagyu poêlé, accompagné de pommes de terre Yukon Gold fondantes, d’asperges et de jeunes carottes rôties. En entrée, girolles au four, haricots verts et drupes grillées. Le déjeuner, servi dans une des salles du siège de l’ONU à New York, sera couronné par une sélection de mousses au chocolat agrémentées de fraises dorées.

Un Sancerre, suivi d’un Cabernet Sauvignon californien accompagneront le repas et, clin d’œil au pays natal d’Antonio Guterres, le Portugal sera à l’honneur pour le digestif avec un Porto de 40 ans d’âge.

Donald Trump sera assis à côté du patron de l’ONU. Ils partageront leur table avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le président sud-coréen Moon Jae-in, le roi Abdallah II de Jordanie, mais aussi la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, le Turc Recep Tayyip Erdogan, le Guinéen Alpha Condé, la Lituanienne Dalia Grybauskaïte, l’Equatorien Lenin Moreno et la Suissesse Doris Leuthard.

Pagaille à New York

Pour les New-Yorkais, la semaine de l’Assemblée générale de l’ONU est chaque année synonyme d’embouteillages monstres et de rues bloquées même aux piétons. Des milliers de policiers sont déployés et le trafic doit se plier aux innombrables ballets de convois présidentiels, toutes sirènes hurlantes.

Les prix des hôtels atteignent des sommets, quand on arrive à trouver des chambres encore libres.

Quant au président américain, il réside durant cette semaine dans sa Trump Tower de Manhattan, dont le quartier est du coup confiné.