La charia est la loi islamique codifiant l’ensemble des droits et des devoirs tant individuels que collectifs des musulmans.

C’est un ensemble de règles, dispositions, interdits et sanctions issus de la tradition et de la jurisprudence. Elle dicte le statut personnel et familial, le droit pénal et public.

La loi islamique découle du Coran et de la sunna, les paroles et actes du prophète Mahomet, et régit la vie religieuse, sociale, et individuelle. Elle est appliquée avec plus ou moins de rigueur dans certains états musulmans et est sujet à interprétation.

Parmi les châtiments, le droit pénal prévoit notamment la peine de mort pour l’homicide, cent coups de fouet pour le délit d’adultère (homme ou femme) et l’amputation de la main droite pour vol.

L’adultère est passible de la peine de mort par lapidation dans les pays musulmans où la charia a force de loi.

L’islam a réglementé la polygamie et admis trois modes de rupture de mariage : l’annulation prononcée par le cadi (magistrat musulman), le divorce par consentement mutuel et la répudiation unilatérale (talaq) par le mari ou la femme si une demande en ce sens de sa part est inscrite dans le contrat de mariage. Un divorce demandé par la femme (khula) entraîne généralement l’abandon par celle-ci d’avantages financiers, notamment le remboursement de la dot versée par le mari à la famille de sa future épouse au moment du mariage.

Selon la charia, le droit de divorcer revient d’abord à l’homme. Un divorce civil n’est ainsi automatiquement validé en droit islamique que si l’homme l’a réclamé ou a donné son consentement.

Au Royaume-Uni, où des tribunaux ou conseils de la charia sont autorisés, ils servent surtout à prononcer les divorces islamiques. Leurs décisions ne sont pas juridiquement contraignantes mais ont du poids au sein de la communauté musulmane.