Un haut responsable palestinien a attaqué mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour avoir annulé une réunion entre les négociateurs israéliens et palestiniens après la signature d’un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas plus tôt dans la journée.

Le directeur général adjoint du Comité central du Fatah Jibril Rajoub a déclaré au Times of Israel que la décision des deux groupes palestiniens rivaux de former un gouvernement d’unité nationale était une affaire interne, ajoutant qu’« aucun parti qui croit en la solution de deux Etats pour deux peuples n’a le droit de le nier. »

Le bureau du Premier ministre a annoncé avoir annulé une réunion prévue mercredi entre la ministre de la Justice Tzipi Livni, le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat et le médiateur américain Martin Indyk, mais n’a donné aucune raison officielle pour en expliquer les raisons.

Des sources anonymes ont confié à la Deuxième chaîne de télévision que l’accord Fatah-Hamas semblait sonner le glas du processus de paix, qui était déjà en crise profonde en l’absence d’un accord sur la prolongation des négociations au-delà de la date limite du 29 avril.

Selon Rajoub, la base d’un compromis avec Israël est le principe de la création d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967, comme il a été convenu le 4 mai 2011, lors d’une cérémonie de réconciliation entre le Hamas et le Fatah au Caire. Cette tentative de réconciliation a échoué, comme d’autres auparavant.

Rajoub a accablé Netanyahu, affirmant que le Premier ministre était à la tête d’ « une coalition raciste et fasciste, qui viole les accords internationaux. » Il a prévenu que « Netanyahu sera tenu pour responsable de la politique de terreur qu’il mène contre le peuple palestinien en construisant des colonies. »

Rajoub a souligné que l’OLP d’Abbas croyait à la solution à deux États et s’efforçait de mettre fin au conflit.

« Nous voulons que les Israéliens comprennent que le véritable danger pour l’existence de l’Etat d’Israël est le projet de colonisation » a-t-il soutenu.