Réjouie de la libération de Raqqa de l’Etat islamique, une femme a arraché sa robe noire qu’elle avait été forcée de porter par le groupe extrémiste, alors que les forces soutenues par les Etats-Unis prenaient le contrôle de la ville syrienne.

Toutes les femmes vivant sous le règne de l’EI ont été forcées de porter le vêtement extérieur noir, connu sous le nom d’abaya, dans le cadre de l’interprétation stricte de la charia islamique par le groupe terroriste.

Les combattants ont combattu des centaines de djihadistes de groupes de l’Etat islamique enfermés dans les derniers coins de Raqqa, alors que l’ancien bastion extrémiste se trouvait au bord de la capture.

Des tirs d’artillerie intermittents ont pu être entendus lundi et de grosses colonnes de fumée se sont dressées au-dessus de la ville dévastée, alors que des frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont ciblé les djihadistes restants.

« Les forces démocratiques syriennes (SDF) mènent actuellement leurs plus difficiles combats », a déclaré à l’AFP Jihan Sheikh Ahmed, porte-parole de l’opération de capture de la ville.

Les derniers combats « vont mettre fin à la présence de Daech », a-t-elle ajouté, en utilisant l’acronyme arabe. « Ils peuvent choisir entre se rendre ou mourir. »

Seuls environ 300 combattants de l’EI sont censés rester dans la ville dévastée, qui était autrefois la capitale syrienne de facto du soi-disant « califat » du groupe djihadiste qui chevauche la Syrie et l’Irak.

« Les éléments de l’EI qui sont toujours là résistent », a déclaré Cheikh Ahmed, ajoutant que les combats étaient centrés sur des « zones fortifiées et fortement minées.