Des centaines de juifs israéliens ont prié dimanche matin sur un site juif situé dans une mosquée d’une ville palestinienne du sud de la Cisjordanie, un fait rarissime, a constaté un photographe de l’AFP.

L’armée israélienne a accompagné des bus transportant plus de 300 hommes ultra-orthodoxes, principalement du mouvement hassidique Breslev, vers la mosquée Younis à Halhoul, localité située au nord de Hébron et où sont enterrés les prophètes bibliques Gad et Nathan, selon la tradition juive.

L’armée et les forces de police accompagnant les fidèles ont été attaquées par des Palestiniens qui ont lancé des « pierres et des bombes incendiaires », a indiqué une porte-parole militaire. Les forces de sécurité israéliennes ont riposté en utilisant des moyens de dispersion anti-émeutes.

Aucun blessé n’a été signalé, a ajouté la porte-parole.

Quelque 400 Juifs ultra-orthodoxes sont entrés dans la zone contrôlée par les Palestiniens sous l’escorte de l’armée israélienne pour prier sur les tombeaux de deux prophètes bibliques. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)

Un fidèle a déclaré à l’AFP que c’était la première fois en 18 ans que des juifs étaient autorisés à prier sur le site, situé dans une zone contrôlée par les Palestiniens.

Selon la tradition juive, les tombes sont situées à l’intérieur de la mosquée mais les fidèles juifs ne sont pas entrés dans le lieu saint, priant plutôt à l’extérieur pendant environ une heure, avant de quitter les lieux.

Des fidèles juifs se rendent régulièrement en pèlerinage sur des sites sacrés situés dans les zones contrôlées par les Palestiniens en Cisjordanie. Les plus populaires sont la tombe de Rachel près de Bethléem et la tombe de Joseph à Naplouse.

Quelque 400 Juifs ultra-orthodoxes sont entrés dans la zone contrôlée par les Palestiniens sous l’escorte de l’armée israélienne pour prier sur les tombeaux de deux prophètes bibliques. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)

Vendredi, un terroriste palestinien originaire de Halhoul a blessé deux civils israéliens en fonçant sur eux avec sa voiture avant d’essayer de poignarder des soldats et d’être blessé par balles.

L’armée a arrêté plusieurs membres de sa famille et a imposé une fermeture partielle sur le village, qui a été levée dimanche, a indiqué l’armée.