Quarante-et-une personnes étaient dimanche en garde à vue à Paris sur un total de 65 interpellées la veille en marge d’une manifestation propalestinienne interdite qui a donné lieu à des incidents, a-t-on appris de source judiciaire.

Elles sont notamment soupçonnées de « violences volontaires aggravées » (avec arme ou en réunion) sur les forces de l’ordre et « rébellion », a-t-on précisé de même source.

Une des personnes gardées à vue est mineure.

Samedi soir, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait fait état de quelque 70 interpellations et 30 gardes à vue, ainsi que d’une douzaine de membres des forces de l’ordre légèrement blessés.

Entre 4 000 personnes, selon la police, et 10 000, selon les organisateurs, avaient bravé samedi l’interdiction de manifester décidée par la préfecture de police en raison de risques de troubles à l’ordre public.

Le rassemblement, sur la place de la République où un imposant dispositif de sécurité avait été déployé, avait donné lieu à des heurts limités lorsque des petits groupes ont commencé à lancer des projectiles sur les forces de l’ordre.

Lors du rassemblement, de jeunes hommes hissés sur le monument de la République ont brûlé un drapeau israélien.

Une poignée de manifestants ont mimé le geste de la « quenelle », signe de ralliement des partisans de Dieudonné plusieurs fois condamné pour antisémitisme, ou fait le salut hitlérien. Des croix gammées ont été taguées sur la pierre du monument.

« Israël hors de Palestine, il est fini le temps des colonies », « Israël assassin, Hollande complice », « Vive les roquettes de la résistance », ont été quelques-uns des slogans entendus lors de ce rassemblement.