Le chef du parti HaBayit HaYehudi Naftali Bennett se félicite de la décision du Premier ministre d’approuver 300 logements à Beit El et exhorte les manifestants à ne pas user de violence.

« Je felicite le Premier ministre pour sa décision rapide, correcte et sioniste », a tweeté Bennett.

« Je serai là pour assurer le suivi et veiller à ce que la construction se déroule réellement, » a ajouté Bennett dans une interview à la radio militaire.

En s’adressant aux manifestants, il a dit : « Nous devons respecter la loi. Je demande à tout le monde : pas de violence. Ne levez pas votre main violemment. Pas maintenant. Ni jamais. »

Il a ajouté, « Nous devons voir l’image globale. Un bâtiment est détruit. Et une minute plus tard ils vont construire la même maison. C’est bizarre, mais c’est comme ça… ».

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon demande aux manifestants de respecter la décision de la cour et les soldats qui vont l’appliquer.

Dans un tweet, Yaalon a écrit : « J’appelle [les gens] à ne pas entraver les forces de sécurité, les soldats de Tsahal et les policiers israéliens dans l’accomplissement de la décision de la Haute Cour de Justice à Beit El et à leur permettre d’effectuer leur mission. »

La violence, à ce stade, semble s’être calmée dans l’implantation alors que la démolition des bâtiments Dreinoff a débuté.

Plus tôt aujourd’hui, Yaalon s’était opposé à la décision du Premier ministre d’approuver la construction de 300 unités d’habitation à Beit El.

Le ministre de la Défense avait cependant écrit, « J’ai œuvré et j’œuvre encore pour les implantations juives en Cisjordanie, y compris à Beit El. »

Il a ajouté : « Mais quiconque pense que je vais enfreindre la loi – se trompe ! Je ne vais pas permettre l’anarchie ».

Le chef de fil d’Yisrael Beytenu Avigdor Liberman a pour sa part publié un communiqué, indiquant que l’ordre de démolition de la Haute Cour est une preuve de l’incapacité du Premier ministre à diriger.

« La Haute Cour de Justice la décision de détruire les maisons à Beit El est le cachet final sur la gestion défaillante du Premier ministre et du ministre de la Défense, » a-t-il écrit.

« Ou bien ils travaillent ‘dans l’erreur et contre les accords’, comme [la ministre de la Justice] Ayelet Shaked a accusé le ministre Yaalon de le faire, ou bien ils sont simplement des schlemiels [maladroits, en yiddish] qui ne savent pas comment diriger comme il faut. Dans tous les cas, Netanyahu et Yaalon sont inaptes à diriger la nation ».

Le chef du parti Yesh Atid, Yaïr Lapid, et le dirigeant de la faction du parti à la Knesset, Ofer Shellah, ont dénoncé les violentes manifestations de Beit El et la coalition du camp nationaliste de droite.

« Comment osent-ils se faire appeler le camp nationaliste, et ensuite aller frapper les policiers et les soldats de Tsahal ? », s’est insurgé Lapid dans un communiqué.

« Comment osent-ils se faire appeler le camp nationaliste et manifester contre l’Etat de droit et le tribunal ? Comment osent-ils se appeler le camp nationaliste et nous affaiblir en face du monde ? », a-t-il ajouté.

« Le vrai camp nationaliste est la majorité des citoyens israéliens qui ne sont pas prêts à voir leur pays se désintégrer en anarchie », a poursuivi Lapid.

Shelah, quant à lui, a déclaré aux citoyens israéliens : « qu’il n’y ait pas de doute : ce qui se passe à Beit El – et qui se reflète dans les propos de ministres et députés – n’est pas une question de code de construction, mais plutôt de lutte pour résoudre une règle de droit ».

Il a poursuivi : « Pendant les dix ans qui ont suivi le désengagement, ceux qui se considèrent comme les messagers d’un commandement qui se situe au-dessus de la loi ont décidé de nous montrer qui était le patron ».

« Mais les criminels sur le terrain, qui jettent des pierres sur les policiers, c’est notre petit problème », a ajouté Shelah.

Le plus gros problème, écrit-il, sont « les gens au gouvernement et à la Knesset, qui disent des choses comme ‘nous avons besoin de mettre la lame d’un bulldozer à la Haute Cour’ ou qui font appel à s’élever contre le droit de la Cour de statuer en fonction de la loi ».