Isaac Herzog, le chef de l’Union sioniste, a expliqué dans une déclaration publiée sur Facebook que l’essentiel de accords obtenus entre l’Iran et les puissances mondiales devait encore être finalisé, et que « nous devons encore nous assurer que l’accord final qui sera maintenant formulé refoulera le programme nucléaire l’Iran de manière à les empêcher [d’obtenir] une arme nucléaire, et protégera les intérêts sécuritaires d’Israël ».

Yair Lapid, le chef du parti centriste Yesh Atid, a noté : « Sur la question du nucléaire iranien, il n’y a pas d’oppostion ni de coalition. Nous sommes tous préoccupés que les Iraniens puissent contourner l’accord et Israël doit protéger ses propres intérêts sécuritaires. Le régime de l’ayatollah a diffusé de la fraude et de la tromperie pendant des années pour faire progresser son programme nucléaire. Ils essaieront, dès le départ, de tromper la communauté internationale comme ils l’ont fait par le passé ».

Lapid a ajouté : « Il n’y a pas de base à la détermination qu’aujourd’hui l’Iran soit empêché d’obtenir une armée nucléaire. Israël a besoin de travailler avec les Etats-Unis et la communauté internationale pour s’assurer qu’il n’y a pas de fraude iranienne, quelque chose qui menacerait la sécurité d’Israël et celle du monde ».

Dans le même temps, un commentateur israélien a conclu que l’accord retire de la table l’option militaire d’Israël.

« S’il y avait une possibilité d’une frappe militaire israélienne » pour contrecarrer l’Iran sur ce point, a déclaré le correspondant diplomatique de la Deuxième chaîne Udi Segal alors que l’accord était annoncé, « elle n’est maitenant plus sur la table ».

« L’idée qu’Israël choisisse une action militaire maitenant, a ajouté Segal, irait au delà de l’irresponsabilité et de la stupidité ».

Le ministre des Renseignements Yuval Steinitz, qui supervise le dossier du programme nucléaire, a déclaré que l’accord était « déconnecté de la triste réalité » de la région.

A la suite de l’annonce de jeudi, l’Iran et les autres puissances mondiales doivent travailler sur les détails d’un accord final pour la fin juin.

« Puisque la déclaration est loin d’être un réel accord, nous continuerons nos efforts pour expliquer et persuader le monde dans l’espoir d’empêcher un mauvais accord, ou du moins d’inclure des corrections et des améliorations », a déclaré Steinitz.