Le nouvel accord de réconciliation signé mercredi à Gaza par les Palestiniens pourrait « compliquer » les efforts en cours pour relancer le processus de paix, a mis en garde Washington qui a fait part de sa « déception ».

Tout gouvernement palestinien doit s’engager « sans ambiguïté » sur les principes de non-violence et de l’existence de l’Etat d’Israël, a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki.

« L’absence d’engagement clair à ces principes pourrait sérieusement compliquer nos efforts pour la poursuite des négociations », a-t-elle ajouté.

« Il est difficile d’envisager comment Israël pourrait négocier avec un gouvernement qui ne croit pas à son droit d’exister », a-t-elle ajouté, soulignant que les Etats-Unis étaient à la fois « déçus » et « inquiets » de cette annonce.

Le secrétaire d’Etat Américain John Kerry s’est entretenu mercredi par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a-t-elle précisé.

Aux termes de l’accord de réconciliation, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenu de former un gouvernement de « consensus national ».

Ce gouvernement, dirigé par M. Abbas et composé de personnalités indépendantes, sera constitué d’ici cinq semaines.

Israël a immédiatement réagi en accusant M. Abbas d’avoir choisi « le Hamas et non la paix ».

Les pourparlers de paix israélo-palestiniens, relancés en juillet dernier par le chef de la diplomatie américaine John Kerry, sont dans l’impasse.

Une énième rencontre entre négociateurs israéliens et palestiniens mardi à Jérusalem, en présence du médiateur américain Martin Indyk, n’a permis aucune avancée.