Une enquête réalisée auprès de la jeunesse juive israélienne, et dont les résultats ont été publiés lundi, révèle que le sentiment sioniste a globalement reculé par rapport aux générations précédentes.

Selon l’étude, commanditée par le Conseil sioniste en Israël et présentée à l’ouverture du Congrès de la jeunesse sioniste dans le Gush Etzion, une implantation juive en Cisjordanie, les adolescents israéliens âgés de 15 à 18 ans étaient moins disposés que jamais à se sacrifier pour leur pays. Et bon nombre d’entre eux imaginent leur vie à l’étranger.

L’Institut de recherche Midgam a sondé 501 jeunes sur Internet, leur demandant dans quelle mesure ils s’identifient à la phrase « il est bien de mourir pour notre pays ». Sur une échelle de 1 à 10, la moyenne atteint 6,4.

L’expression a reçu davantage d’échos favorables chez les membres de la communauté religieuse (7,9) et les Juifs traditionnels (7,2) mais beaucoup moins chez les laïques (5,4) et les ultra-orthodoxes (4,4).

La formule en question est attribuée à Joseph Trumpeldor, combattant sioniste qui l’aurait prononcée avant d’être tué sur le champ de bataille, dans le combat pour Tel Hai en 1920.

L’enquête a également révélé que près d’un quart de la jeunesse israélienne laïque souhaitait quitter l’Etat hébreu, selon la Première chaîne de télévision.

Environ 76 % des sondés, dont 92 % d’hommes et 60 % de femmes, ont affirmé leur intention de rejoindre les rangs de l’armée israélienne.

Seuls 70 % des sondés se sont identifiés en tant que sionistes, et 89 % en tant qu’Israéliens.

Une large part de la jeunesse israélienne se déclare observer la tradition religieuse dans une certaine mesure.

92 % des hommes ont lu des passages de la Torah pour leur bar-mitsva, et 87 % des jeunes sondés se réunissent avec leurs familles pour les dîners de Shabbat.

Quelque 60 % ont déclaré fréquenter ou tenter de fréquenter des restaurants casher uniquement.

Sur la question de Jérusalem, 85 % des jeunes interrogés ont déclaré qu’ils n’étaient pas disposés à céder certaines parties de la capitale, quand bien même le geste conduirait à une paix véritable avec les Palestiniens.

20 % des jeunes laïcs se disent prêts à renoncer à Jérusalem-Est pour une paix durable.