Trois personnes avaient été tuées et une grièvement blessée lors d’une fusillade dans le Musée Juif de Bruxelles au mois de mai. Le tueur, Mehdi Nemmouche, avait été inculpé en Belgique pour « assassinat dans un contexte terroriste » et placé sous mandat d’arrêt.

Le 15 novembre, un rabbin d’une trentaine d’années avait été poignardé dans le quartier juif d’Anvers. La multiplication des faits divers touchant la communauté juive en Belgique stimule actuellement un regain d’intérêt pour émigrer en Israël.

Plusieurs centaines de juifs belges ont récemment assisté à un salon de l’alyah organisé par l’Agence juive. Ariel Kandel, directeur de l’Agence juive pour les francophones, a confié dans les colonnes de Haaretz  « qu’une telle manifestation n’aurait rassemblé par le passé qu’une dizaine de personnes ».

Mais selon l’organisation, les données en matière d’immigration témoignent encore d’une stabilité chez des Juifs belges concernant l’alyah. Ainsi, au cours des neuf derniers mois, 181 juifs belges ont immigré en Israël contre 172 à la même époque en 2013. Depuis 5 ans, entre 150 et 250 belges s’installent chaque année en Israël.

Face à la montée des actes antisémites un sentiment d’insécurité se développe au sein de la communauté juive belge qui compte 40 000 personnes réparties principalement entre Bruxelles et Anvers.