La ministre de la Culture, Miri Regev, a défendu vendredi la décision du Likud d’organiser un rassemblement pour les militants du parti à Eilat pendant la Journée internationale de Commémoration de l’Holocauste, en expliquant que grâce à l’événement politique, cette journée de commémoration n’a jamais eu autant de couverture médiatique.

« La Journée Internationale de Commémoration de l’Holocauste n’a jamais été autant couverte que cette année – grâce au ‘Likudiada’ », a-t-elle déclaré lors de la conférence dans la ville d’Eilat, selon les médias en hébreu.

Elle a noté que le programme du rassemblement de vendredi a commencé avec une minute de silence et a ajouté que la journée de commémoration a été marquée à la Knesset cette semaine et que cette journée était chère aux membres du Likud.

En tant que tel, a déclaré Regev, il n’y a pas de raison pour critiquer les actions du parti.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée Yad Vashem à Jérusalem le 26 janvier 2017, la veille de la Journée internationale de Commémoration de l'Holocauste (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée Yad Vashem à Jérusalem le 26 janvier 2017, la veille de la Journée internationale de Commémoration de l’Holocauste (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

« Dès qu’il s’agit du Likud, les gens en ont toujours après nous », a-t-elle déploré. « Je ne me souviens pas avoir entendu dire que quelqu’un avait décidé qu’il ne pourrait pas y avoir d’événements ou de célébrations ce jour-là ».

Regev a également critiqué les enquêtes de la police ouverte contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a été interrogé pour la troisième fois vendredi en raison de soupçons de corruption qui pèsent contre lui.

« Ce que le Premier ministre Netanyahu et sa famille ont vécu au cours de ces dernières semaines est un lynchage public et médiatique, menée par les médias et la gauche », a-t-elle dénoncé.

« Nuit après nuit, il y a des fuites pleines de mensonges », a-t-elle continué. « Et il n’a pas le droit d’y répondre… parce qu’il est sous enquête ».

Elle a ajouté : « il y a un virus anti-Bibi [qui se répand]… Nous lui envoyons, ainsi qu’à sa femme Sara et sa famille, nos messages de solidarité ».

La police arrivant au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 27 janvier 2017 pour interroger Benjamin Netanyahu pour la troisième fois dans le cadre de deux enquêtes pour corruption dont il fait l'objet (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

La police arrivant au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 27 janvier 2017 pour interroger Benjamin Netanyahu pour la troisième fois dans le cadre de deux enquêtes pour corruption dont il fait l’objet (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le Premier ministre est soupçonné dans quatre affaires distinctes. Les détails de l’une d’entre elles n’ont pas encore été révélés. Dans l’une des affaires, il est soupçonné d’avoir accepté des cadeaux de grandes valeurs d’hommes d’affaires. Dans une autre affaire, il aurait tenté de négocier un accord illégal avec un propriétaire de journal afin de bénéficier d’une couverture plus favorable.

La troisième enquête porte sur l’achat de sous-marins d’un constructeur allemand. Au cours des négociations, Israël était représenté par l’avocat personnel de Netanyahu.

Les interrogatoires de la police au bureau du Premier ministre à Jérusalem le vendredi matin concernait les dons et l’accord illégal avec le journal, surnommés respectivement Affaire 1 000 et Affaire 2 000. L’affaire sur le sous-marin est connue sous le nom d’Affaire 3 000 et la quatrième enquête, dont les détails ne sont pas connus, a été nommée l’Affaire 4 000.