Barack Obama doit retrouver vendredi le roi Abdallah II de Jordanie dans le désert de Californie pour parler de la crise en Syrie et du processus de paix israélo-palestinien.

Le président américain abordera notamment le dossier syrien avec son hôte dont le pays accueille plusieurs centaines de milliers de réfugiés du conflit.

Cette réunion est la première d’une série de trois rencontres entre Obama et des dirigeants clefs du Moyen Orient au cours des prochaines semaines.

Le président américain recevra le 3 mars le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche. Fin mars, Obama effectuera une visite en Arabie saoudite pour conclure sa tournée européenne fin mars.

Les deux pays, alliés historiques des Etats-Unis, ont récemment émis des doutes au sujet de la stratégie américaine sur le dossier du nucléaire iranien.

Le roi Abdallah II de Jordanie, l’un des autres principaux alliés des États-Unis au Moyen Orient, a rencontré jeudi à Washington le secrétaire à la Défense Chuck Hagel avec lequel il a notamment abordé «l’engagement des États-Unis [à assurer] la sécurité de la Jordanie», selon le Pentagone.

La veille, Abdallah II s’était entretenu dans la capitale américaine avec le vice-président Joe Biden, évoquant des « mesures en cours pour parvenir à une transition politique et une fin au conflit en Syrie » et « la façon de répondre le mieux à la menace grandissante de l’extrémisme violent alimenté par le conflit syrien», selon l’exécutif américain.

De son côté, Obama refuse d’admettre l’échec de sa politique visant à déclencher une transition politique en Syrie après le départ du président Bashar al-Assad.

Depuis le début du conflit, les États-Unis ont versé 1,7 milliard de dollars pour les réfugiés syriens, selon l’Agence américaine pour le Développement International.

L’administration Obama ne semble cependant pas croire qu’une politique d’armement aux rebelles de l’opposition ou qu’une intervention militaire soit à même de résoudre la crise syrienne.

Obama devrait aussi discuter des efforts américains pour conclure un accord entre Israéliens et Palestiniens – des efforts largement soutenus par le roi jordanien, qui s’inquiète de voir arriver sur son sol une vague de réfugiés palestiniens.