Le Premier ministre Benjamin Netanyahu va rencontrer mercredi le président russe Vladimir Poutine à Sotchi sur la mer Noire pour notamment parler de la Syrie, a annoncé samedi soir dans un communiqué le bureau du Premier ministre.

Les deux hommes « vont discuter des derniers événements dans la région », a ajouté le bureau de Netanyahu, rappelant qu’ils se sont entretenus à plusieurs reprises ces dernières années « en vue d’éviter des frictions entre les armées de l’air israélienne et russe en Syrie. »

Il souligne à cet égard que les arrangements conclus pendant ces discussions avaient permis « jusqu’à présent » d’éviter des affrontements entre les deux armées de l’air.

L’aviation israélienne a frappé à près de cent reprises au cours des cinq dernières années des convois transportant des armes destinées au Hezbollah libanais ou à d’autres groupes en Syrie ou ailleurs, a déclaré jeudi le général Amir Eshel, le commandant sortant de l’aviation israélienne.

Des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant les funérailles d'un membre du groupe mort aux combats en Syrie, dans le sud du Liban, à Kfar Hatta, le 18 mars 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant les funérailles d’un membre du groupe mort aux combats en Syrie, dans le sud du Liban, à Kfar Hatta, le 18 mars 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation chez son voisin, veillant à ne pas être aspiré dans le conflit tout en se réservant le droit de frapper ponctuellement des convois à destination du Hezbollah ou des positions des forces régulières syriennes après des tirs contre son territoire.

L’ambassadeur israélien à Moscou avait été convoqué en mars après des frappes de l’aviation de l’Etat juif sur des cibles liées au Hezbollah libanais, qui combat aux côtés de Bashar el-Assad.

La Russie est, avec l’Iran, l’un des principaux alliés du régime de Damas et a déclenché en septembre 2015 une intervention militaire en soutien aux forces gouvernementales.

Le ministre du Renseignement, Yisrael Katz, avait déclaré à l’AFP que la Russie n’était généralement pas informée à l’avance des attaques israéliennes en Syrie.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.