Le Premier Ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, a confié à Radio Prague que cette visite officielle était motivée par des considérations économiques.

« Ce n’est effectivement pas seulement une rencontre entre ministres de deux pays. Huit ministres de chacun de nos gouvernements seront présents, mais nous avons emmené également une importante délégation de chefs d’entreprise ciblés par la chambre de commerce, ainsi qu’une délégation de chercheurs. »

Les accords de coopération entre les deux pays porteront sur des domaines tels que la défense aérienne, la protection de l’environnement, l’industrie chimique ainsi que la coopération entre compagnies d’assurance. Israël reste le partenaire économique le plus important de la République tchèque au Proche-Orient.

Dans un contexte politique européen où la reconnaissance de la Palestine occupe aujourd’hui une place particulière au sein des Parlements nationaux, Karel Schwarzenberg, président de la commission en charge des Affaires étrangères à la Chambre des députés, a souhaité témoigné des excellentes relations que son pays entretient avec Israël.

« La Tchécoslovaquie a contribué à la fondation de l’Etat d’Israël. Celui-ci n’aurait pas pu se défendre en 1948 lors des combats contre les pays arabes sans l’apport des armes tchécoslovaques […]. Nous avons donc vraiment une longue relation qui n’a été interrompue que sous le régime communiste pour des raisons bien connues. »

Prague est considéré comme l’un des plus fervents partisans d’Israël sur l’arène internationale. En 2012, la République tchèque a été le seul Etat membre de l’Union européenne à voter contre l’octroi à la « Palestine » du statut d’Etat observateur à l’ONU.

La République tchèque n’a pas l’intention de reconnaître unilatéralement un Etat palestinien, comme la Suède l’a fait la semaine dernière, a précisé Zaorálek. Une telle initiative, sans l’accord de Jérusalem, ne serait ni efficace ni utile, avait confié le ministre des Affaires étrangères de la République tchèque, Lubomír Zaorálek, lors d’une récente visite en Israël.

« Je ne peux pas croire que cela calmerait la situation ici. Nous tenons à recommander aux deux parties de s’abstenir de toute mesure qui aggraverait la situation ici et peut-être de trouver des mesures qui créeraient une meilleure atmosphère et permettraient de calmer la situation. »

Raphael Ahren a contribué à cet article.