Les autorités israéliennes poursuivent leurs actions en vue de favoriser l’alyah de France et renforcent le discours du gouvernement pour appeler les Juifs français à émigrer en Israël.

Dans ce cadre, le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, en visite officielle à Marseille, a tenu à rappeler à la communauté juive locale la détermination de l’Etat d’Israël à les accueillir.

« Israël voit bien qu’il y a une très forte demande de la communauté juive française qui est en détresse en ce moment. Alors, on répond à cette demande, c’est notre devoir. On se prépare à les accueillir comme des frères qui veulent rentrer dans leur patrie. »

Après la polémique suscitée par Benjamin Netanyahu suite à son appel solennel à l’immigration en Israël des Juifs français, Silvan Shalom nuance son propos sur la question : « Si vous voulez rester en France, on ne vous incite pas à la quitter. Mais si vous décidez de la quitter, il faut venir en Israël, pas aux États-Unis ni en Angleterre, ni dans d’autres pays, parce que votre place est en Israël », déclare Shalom, au journal La Provence.

La progression de l’antisémitisme  – dans une Europe « devenue dangereuse » selon les termes du ministre – est de son opinion due au fait que « la Shoah a eu lieu il y a 70 ans. Les générations nées depuis ne savent pas vraiment ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Face à ce constat, il se félicite de la tenue, « le 27 janvier, de la Journée internationale de commémoration de la Shoah » et du soutien des autorités françaises dans la lutte contre l’antisémitisme.

Nicolas Sarkozy lui aurait affirmé : « le combat contre l’antisémitisme, c’est le combat de ma vie ». Propos qu’il avait déjà prononcé lors d’un meeting avec des militants de l’UMP, dans le cadre d’un débat sur la reconnaissance de l’État palestinien par les députés français.

Sur la question du conflit israélo-palestinien, il considère que le vote français sur la reconnaissance de la Palestine « était une erreur », et estime que « seule la négociation directe entre Israéliens et Palestiniens peut amener un accord de paix ».

Interrogé par le quotidien La Provence, sur la multiplication des implantations, Silvan Shalom, membre du Likud, affirme que personne n’exerce de souveraineté sur ce territoire.

« Avant la guerre des Six jours en 1967, les Jordaniens, qui en assumaient le contrôle, auraient pu créer un État palestinien. Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils n’en voulaient pas. Ce n’est qu’après 1967 qu’ils l’ont légué aux Palestiniens pour mettre la pression sur Israël », a lancé ce Tunisien d’origine.