Report de 45 jours de l’évacuation d’Amona
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Report de 45 jours de l’évacuation d’Amona

"C'est le dernier et ultime report, même dans le cas où aucune solution alternative ne serait trouvée", ont prévenu les juges

Les juges de la Cour suprême israélienne, le 17 avril 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les juges de la Cour suprême israélienne, le 17 avril 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Cour suprême israélienne a décidé jeudi de reporter de 45 jours la date butoir qu’elle avait fixée au 25 décembre pour l’évacuation d’Amona en Cisjordanie, a annoncé un communiqué.

La tension n’avait cessé de monter ces dernières semaines à l’approche du 25 décembre lorsque la quarantaine de familles installées sur des terres palestiniennes privées à Amona près de Ramallah devaient être évacuées aux termes d’un précédent jugement de la Cour suprême.

A la suite d’intenses tractations, le gouvernement de Benjamin Netanyahu qui redoutait des affrontements a présenté dimanche une proposition de relogement qui a été acceptée lors d’un vote par les habitants. Mais l’ordre d’évacuation était toujours en vigueur.

La Cour suprême saisie par le gouvernement a finalement reporté une nouvelle fois l’échéance de l’évacuation, qui aura lieu au plus tard le 8 février, selon un communiqué de la plus haute instance judiciaire israélienne.

« C’est le dernier et ultime report, même dans le cas où aucune solution alternative ne serait trouvée », ont prévenu les juges en soulignant que le gouvernement s’était engagé à ne plus présenter de demande de délai.

La Cour suprême a également obtenu des familles l’engagement formel qu’elles ne s’opposeraient pas par la force à une évacuation si elles étaient contraintes d’être relogées ailleurs.

Amona a servi de prétexte à HaBayit HaYehudi dirigé par le ministre de l’Education Naftali Bennett pour faire progresser un projet de loi qui reviendrait à légaliser 4 000 logements construits sur des terres privées palestiniennes et disséminés dans 55 implantations en Cisjordanie.

Le Parlement a adopté le texte en première lecture le 7 décembre. Il est toutefois douteux qu’il entre en vigueur un jour. De nombreux pays ont exprimé leur inquiétude devant le précédent qu’il créerait.

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