Israël va reprendre dimanche ses livraisons de fuel destiné à l’unique centrale électrique de la bande de Gaza, qui a cessé de fonctionner samedi faute d’approvisionnement, a annoncé dimanche le ministère de la Défense.

« Le ministre de la Défense Moshé Yaalon a donné comme instruction de rouvrir le point de passage de Kerem Shalom (entre Israël et la bande de Gaza) pour assurer le transfert de fuel », a annoncé le communiqué du Coordinateur des activités israéliennes dans les Territoires palestiniens.

Selon le communiqué Israël va fournir dimanche 200 000 litres de fuel pour la centrale, ainsi que du carburant pour les véhicules et du gaz domestique.

Un responsable palestinien, qui a requis l’anonymat, a précisé à l’AFP que l’approvisionnement concernant le carburant et le gaz domestique avaient repris dimanche.

« En revanche, le fuel pour la centrale n’a pas encore été livré en raisons de problèmes inter-palestiniens », a-t-il ajouté sans donner d’autres détails.

Un responsable israélien avait affirmé samedi que la pénurie de carburant à Gaza résultait « d’un conflit interne entre le gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza et l’Autorité palestinienne à Ramallah ».

La centrale électrique de la bande de Gaza, qui fournit 30 % des besoins en électricité de l’enclave palestinienne, a cessé de fonctionner samedi faute de fuel en provenance d’Israël.

L’Etat hébreu a fermé mercredi jusqu’à nouvel ordre le point de passage de Kerem Shalom, par lequel transitent les marchandises entre Israël et la bande de Gaza, après le tir de dizaines de roquettes vers le sud d’Israël par le mouvement radical palestinien Jihad islamique.

La compagnie d’électricité a dû limiter la fourniture de courant à six heures par jour, contre 12 heures lorsque la centrale fonctionne, a précisé l’autorité de l’Energie, qui dépend du gouvernement du Hamas au pouvoir à Gaza.

Le fonctionnement de la centrale a été interrompu à plusieurs reprises ces derniers mois, le dernier arrêt remontant à la fin décembre.

Alors que le fuel n’arrive qu’au goutte-compte via Israël, le trafic de carburant égyptien par les tunnels s’est quasiment tari avec la démolition par l’armée égyptienne de centaines de ces tunnels de contrebande depuis la destitution en juillet du président islamiste Mohamed Morsi.

Le trafic de carburant égyptien est tombé d’environ un million de litres par jour en juin à moins de 20 000 litres par semaine fin 2013, selon l’ONU.