Des responsables militaires occidentaux et arabes se réuniront mercredi dans la capitale saoudienne pour faire le point sur la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

« Ce sera une évaluation générale de la situation actuelle et de ce qui doit être fait » dans la prochaine étape, a-t-elle ajouté.

Selon un autre diplomate, la réunion de Ryad donnera lieu à un « échange d’informations » et à plus de coordination et non pas à des prises de décisions.

La tenue de cette réunion intervient au moment où l’EI, qui sévit en Syrie et en Irak, a multiplié ses atrocités en annonçant cette semaine la décapitation en Libye de 21 ressortissants égyptiens de confession chrétienne.

Les pays arabes membres de la coalition internationale anti-EI ont intensifié leurs frappes contre les jihadistes du groupe après l’exécution du pilote jordanien, brûlé vif, après l’avoir capturé fin décembre en Syrie.

Bahreïn a annoncé lundi le déploiement d’avions de combat en Jordanie, d’où les Emirats arabes unis ont repris le 10 février leurs raids contre les jihadistes pour prendre en cible, selon Abou Dhabi, des raffineries de pétrole contrôlées par l’EI. Ces raids avaient été suspendus après la capture du pilote jordanien.

L’Arabie saoudite, chef de file des monarchies du Golfe, participe depuis septembre aux frappes de la coalition anti-EI en Syrie.

Le Pentagone a annoncé en janvier le prochain déploiement d’un millier de militaires américains en Arabie saoudite, en Jordanie et au Qatar, avec pour mission de former les rebelles de l’opposition syrienne modérée.

L’Australie, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France et les Pays-Bas figurent parmi les pays occidentaux qui ont participé, aux côtés des Etats-Unis, à des frappes contre l’EI en Irak.

Pour sa part, l’Allemagne a annoncé en décembre l’envoi d’une centaine de militaires dans le nord de l’Irak pour former des peshmargas, ou combattants kurdes, engagés dans la guerre contre l’EI.