Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait convoquer jeudi matin une réunion d’urgence de son gouvernement pour discuter de la situation dans le sud après la plus violente pluie de roquettes vers Israël depuis 2012.

Jeudi matin, l’armée a indiqué que deux nouvelles roquettes avaient été tirées depuis Gaza, mais qu’elles avaient atterri dans des zones ouvertes à l’intérieur de l’enclave palestinienne.

En fin de matinée, les sirènes d’alarme ont retenti dans les villes côtières d’Ashdod et d’Ashkelon alors que des roquettes étaient tirées depuis Gaza.

Le système Dôme de Fer a intercepté une des roquettes au-dessus d’Ashkelon, tandis que deux autres se sont écrasées dans des espaces non-habités.

Jeudi matin, Netanyahu s’est engagé à répondre puissamment à de nouvelles attaques. « Il n’y a pas de tirs gratuits, et les éléments terroristes dans la bande de Gaza devraient assimiler le fait qu’ils ont affaire à un gouvernement ultra-déterminé et à une armée très puissante », a déclaré le Premier ministre.

Il a aussi fait remarquer que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n’avait pas condamné les roquettes tirées depuis Gaza, mais uniquement les représailles israéliennes.

Netanyahu a ajouté que pour progresser sur le chemin de la paix, l’AP devait être sans équivoque dans sa condamnation du terrorisme.

Mercredi soir, le ministre de l’Économie Naftali Bennett (Habayit Hayehudi) a rendu visite à une famille dans la ville assiégée de Sderot, près de la frontière avec Gaza.

« L’armée réplique désormais [aux tirs de roquettes depuis Gaza] de manière intense », a-t-il écrit sur sa page Facebook. « Si la famille Abutbol n’est pas au calme, il n’y aura pas de calme à Gaza », a-t-il ajouté, en écho aux propos tenus plus tôt par Netanyahu.