L’avocat du Premier ministre a rejeté vendredi l’idée selon laquelle l’acceptation par Benjamin Netanyahu de cadeaux – des cigares d’un prix élevé – de la part d’un producteur et homme d’affaires hollywoodien ait pu être délictueuse. Il a expliqué que son client n’avait rien à craindre non plus d’une deuxième série d’allégations de corruption.

Netanyahu a été interrogé en garde à vue pendant cinq heures par la police – c’est la deuxième session de ce type en quatre jours – alors qu’une enquête pourtant sur d’éventuelles affaires de corruption semble s’accélérer.

Selon des informations, parmi les sujets évoqués, son acceptation de cigares pour un montant s’élevant à des centaines de milliers de shekels de la part du producteur de cinéma israélo-américain Arnon Milchan ainsi que l’acceptation par son épouse Sara de champagne rosé dont une seule bouteille vaudrait des centaines de shekels.

Arnon Milchan a également été entendu par la police dans l’enquête en cours, a rapporté le quotidien Haaretz. Il détient 9,8 % des parts d’une autre chaîne privée, la Dixième chaîne, dit le journal de la Deuxième chaîne.

Le magazine Forbes chiffre sa fortune à 5,8 milliards de dollars.

M. Milchan a produit de nombreux films, dont « Pretty Woman », avec Julia Roberts et Richard Gere.

L’avocat de Netanyahu, Yaakov Weinroth, qui a discuté avec son client à la fin de l’interrogatoire qui a eu lieu jeudi, a expliqué qu’ « il n’y a rien de vrai dans ces allégations » concernant les cadeaux de Milchan.

« Toute personne raisonnable sait qu’il n’y a rien de criminel lorsque un ami offre à son ami des cigares”.

Concernant la deuxième affaire, qui serait la plus grave pour Netanyahu, dont aucun détail n’a été donné par la police, Weinroth a indiqué qu‘il avait entendu les réponses de Netanyahu et que : « J’étais et je reste serein… Nous ne parlons pas d’argent, nous ne parlons pas de prêt, nous ne parlons de rien qui puisse être pénalement répréhensible ».

Il deviendra clair pour tout le monde, a-t-il ajouté, qu’il n’y a « ni suspicion, ni trace d’un délit criminel dans tout cela ».

M. Netanyahu se défend farouchement de tout méfait. Il avait déjà été interrogé pendant trois heures lundi. Les investigations ont soulevé des interrogations sur la possibilité que M. Netanyahu, à la tête du gouvernement depuis 2009 et sans rival politique apparent, puisse être inculpé et poussé à la démission.