Le ministre américain de la Justice Eric Holder a déclaré dimanche qu’il n’y avait « pas d’information crédible » attestant qu’Al-Qaïda ou que l’EI soient derrière les attentats de Paris.

« A ce stade, nous n’avons pas d’information crédible qui puisse nous permettre de déterminer quelle organisation est responsable » de ces attaques, a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision américaine ABC depuis Paris, où il a participé à une réunion internationale contre le terrorisme.

Le ministre américain a jugé qu’Al-Qaïda au Yemen et l’Etat islamique « posaient clairement une menace aux Etats-Unis ainsi qu’à leurs alliés ».

Le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, a également estimé dimanche sur la chaîne Fox News que le lien démontrant qu’Al-Qaïda avait pu conduire l’attaque contre le magazine satirique français Charlie Hebdo n’avait pas été « établi ».

Les frères Kouachi, accusés d’être les auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, « étaient inspirés d’une certaine façon. Ils n’étaient pas auto-radicalisés (…) il y a une indication que l’un d’entre eux avait reçu un entraînement au Yémen. Mais s’agissant de savoir si (l’attentat) était conduit par Al Qaïda, je ne pense pas que le lien soit établi », a déclaré le général Dempsey.

L’un des frères Kouachi, Chérif, s’était revendiqué d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), tandis que l’auteur présumé de la prise d’otages de la porte de Vincennes Amedy Coulibaly s’était réclamé de l’EI.

Avant sa mort, Chérif Kouachi a dit que son voyage au Yémen en 2011 avait été financé par l’islamiste américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, tué au Yémen par une frappe de drone américain le 30 septembre 2011.

Dans sa conversation avec des journalistes de la chaîne française BFMTV, alors qu’il était retranché avec un otage dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële, Chérif Kouachi a affirmé avoir été missionné pour agir en France par la branche d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et au Yémen.