Le président israélien Reuven Rivlin a annoncé mardi avoir interdit à l’auteur d’une chanson anti-arabe intitulée « Ahmed aime Israël » de se produire lors d’une cérémonie prévue dimanche.

Dans cette chanson sortie cette semaine, Amir Benayoun se met dans la peau d’un étudiant palestinien de Jérusalem, Ahmed, qui veut envoyer « en enfer deux ou trois juifs ». En s’adressant à un Israélien, il affirme : « C’est sûr qu’à un moment tu me tourneras le dos et c’est à ce moment-là que je t’attaquerai à la hache ».

Cette chanson a été diffusée peu après un sanglant attentat dans une synagogue de Jérusalem, au cours duquel deux Palestiniens armés d’un pistolet et de hachoirs ont tué cinq Israéliens.

« Nous ne pouvons permettre à cet artiste de se produire à la résidence présidentielle. Les paroles de cette chanson proférées à un moment de conflit et de tensions, même si elles expriment des frustrations et une douleur, ne contribuent pas, c’est le moins que l’on puisse dire, à ramener le calme dans les rues », affirme dans la présidence israélienne dans un communiqué.

Benayoun devait initialement se produire à l’occasion d’une cérémonie consacrée à l’exil et l’expulsion des juifs des pays arabes et d’Iran.

« Cette chanson va à l’encontre du sens des responsabilités requis pour une apparition à la résidence du président ou de toute autre institution exerçant une influence sur la population en vue d’atténuer les tensions et de promouvoir la coopération plutôt que de semer la division au sein de la société israélienne », ajoute le communiqué.

Cette affaire éclate également alors qu’une très vive tension règne depuis plusieurs mois entre juifs et musulmans à Jérusalem notamment à propos du mont du Temple ainsi que dans les localités arabes israéliennes.