Le président Reuven Rivlin s’est adressé à population lors de la cérémonie commémorative pour les soldats tombés pendant Bordure protectrice, marquant les un an du début de l’opération. Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense Yaalon ont aussi présenté un discours lors de cette cérémonie.

Le président Rivlin a débuté son allocution :

« Ce fut une opération morale, une [opération] juste, digne d’un Etat souverain appelé à défendre ses citoyens. Dans les semaines qui ont précédé l’opération, chaque jour des dizaines de roquettes ont été tirées sur les habitants du sud, et les villes en ligne de front.

Les enfants, les femmes, les personnes âgées et les hommes, ont été soumis à des ondes de choc, et à la menace hurlante de la mort. Les tunnels de la terreur ont été creusés sous les jardins d’enfants et les cafés, dans des zones clairement civils et dans le but de tuer des gens qui cherchaient tout simplement à semer leur graine, planter un verger, pour construire une maison ».

Le président a continué en soulignant qu’un an après l’opération, il y en a encore beaucoup pour qui la guerre n’a pas encore pris fin, y compris ceux qui ont été blessés et sont toujours aux prises avec leurs blessures dans les hôpitaux et les centres de rééducation, et les nombreuses familles endeuillées deuil de leur proches.

Le président a souligné : « Et aussi, la mission de l’Etat d’Israël reste incomplète. Nous attendons encore le retour de deux de nos fils ; le sergent Oron Shaul, et le lieutenant Hadar Goldin. Nous ne connaîtrons pas de repos tant que nous ne les ramèneront pas pour l’enterrement en Israël ».

Le président a parlé des récents tirs de roquettes contre les communautés du Sud, et de la vague de terrorisme de ces dernières semaines.

Il a dit à ce sujet : « nous ne sommes pas un peuple de guerre, mais s’il est forcé de prendre les armes pour défendre nos frontières et notre existence, nous n’hésiterons pas à le faire. L’Etat d’Israël ne peut pas continuer à être pris en otage par un ennemi qui opère dans le cœur de leur population civile. Un ennemi qui ne respecte pas les droits de l’Homme, qui ne respecte pas la vie humaine, un ennemi qui méprise le droit international et de la démocratie ».

Il a ajouté, « le prochain conflit sera encore plus difficile que le précédent. Il est clair qu’un tel conflit requerra une décision décisive et difficile. Et les résidents et les dirigeants de la bande de Gaza doivent comprendre : l’Etat d’Israël n’acceptera pas une situation dans laquelle nos villes florissantes – les granges de l’Etat d’Israël, dont nous sommes si fiers – soient soumises à des attaques répétées et continues. Pas au goutte à goutte, pas sous forme de pluie, et non pas comme une inondation. »

« Quand il n’y a plus de tirs en direction de Sderot, Nahal Oz, Nir Banim, Ashdod ou Ashkelon – alors il n’y aura pas de tirs en direction de la bande de Gaza. »

« La réhabilitation et la reconstruction de Gaza, est un intérêt israélien, à la seule condition que Gaza cesse d’être un front d’où sont menées des attaques contre Israël à un moment donné. Seulement l’éradication de la terreur mettra fin à l’assassinat d’innocents des deux côtés. »