Le président Reuven Rivlin s’est dit choqué mercredi par les expressions d’antisémitisme lors d’un rassemblement samedi à Charlottesville aux Etats-Unis mais s’est dit confiant dans la capacité des dirigeants américains à faire face à ce « défi ».

« L’idée même de voir un drapeau nazi, peut-être le symbole le plus vicieux de l’antisémitisme, montré dans les rues d’une des plus grandes démocraties mondiales et d’un des alliés les plus chers d’Israël est presque incroyable », a écrit le chef de l’état dans un message adressé à Malcolm Hoenlein, le vice-président exécutif de la Conférence des présidents des organisations juives américaines majeures.

« Nous avons vu des manifestations d’antisémitisme s’élever encore et encore dans le monde, en Europe et au Moyen Orient. Face à un tel mal, nous nous opposons maintenant, comme nous l’avons fait alors. Avec confiance. Confiance en l’humanité, confiance en la démocratie, et confiance en la justice », a écrit Rivlin.

« Je sais que les Etats-Unis et leurs dirigeants sauront comment faire face à ce difficile défi et prouver au monde la robustesse et la force de leur démocratie et de la liberté », a-t-il ajouté.

Le président a conclu par cette phrase, « Hazak, Hazak, véNitchazek. Soyez forts, soyez forts, et nous serons forts. »

Secouristes et policiers sur les lieux d'une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

Secouristes et policiers sur les lieux d’une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

Ces commentaires interviennent alors que le président américain Donald Trump est sous le feu des critiques, y compris au sein de son propre camp républicain, pour avoir renvoyé dos-à-dos les groupuscules suprématistes blancs, dont un sympathisant a tué une jeune femme à Charlottesville, et les manifestants antiracistes. Il a été vivement critiqué par plusieurs élus israéliens.

Intitulé « Unite the Right Rally », le rassemblement de Charlottesville réunissait des groupes de la droite radicale et identitaire, dont le Ku Klux Klan (KKK), et des néo-nazis arborant des croix gammées et proférant des slogans antisémites.