La police italienne enquête sur une série de graffitis antisémites et anti-israéliens à Rome, qui selon les médias pourrait être l’œuvre conjointe d’extrémistes de gauche et de droite.

Des dizaines de croix gammées, slogans et affiches ont été trouvés peints à la bombe ou placardés sur les murs et vitrines lundi dans différents quartiers de la ville – près de 70 ou plus, au total.

On pouvait lire des slogans tels que « sales juifs », « juifs, votre fin est proche », « dehors les sionistes » et « Israël bourreau ».

Quelques affiches montraient une croix gammée avec la phrase « Anne Frank conteuse ». D’autres affiches, apparemment collées par un groupe néofasciste, montraient la croix celte avec un Palestinien jetant une pierre sur un tank israélien.

Les leaders juifs et responsables locaux ou de l’Etat ont condamné avec force le vandalisme.

Le maire de Rome Ignazio Marino a qualifié l’événement de honteux et d’ « une insulte à tous les Romains ». Il a exprimé sa solidarité avec la communauté juive, affirmant que « Rome veut être et doit être la capitale du dialogue et non le terrain de la barbarie ».

Le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano a promis des efforts
« maximum » déployés par la police pour identifier les coupables et éviter l’embrasement.