Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné mardi l’antisémitisme sur Twitter après que le leader a été critiqué pour ne pas s’être exprimé au sujet du rassemblement haineux qui a eu lieu ce week-end en Virginie.

« Indigné par les expressions d’antisémitisme, de néo-nazisme et de racisme. Tout le monde devrait s’opposer à cette haine », a-t-il tweeté en anglais. Il n’a pas spécifié à quoi ces commentaires se référaient.

Les Juifs en Israël comme à l’étranger ont fait part de leur malaise au Times of Israël devant le silence de Netanyahu au sujet des rassemblements qui ont eu lieu à Charlottesville.

« Il est surprenant et décevant que le Premier ministre Netanyahu ne se soit pas montré plus loquace et plus explicite dans sa condamnation », a ainsi estimé Stephen Zunes, professeur d’études politiques et internationales à l’université de San Francisco.

Certains ont souligné que les responsables israéliens s’étaient hâtés de condamner un hôtel suisse pour un panneau considéré comme antisémite mais qu’ils s’étaient tus face aux images d’individus portant des croix gammées et scandant des slogans anti-juifs aux Etats-Unis.

La vice-ministre aux Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, qui s’était prestement exprimée contre l’hôtel suisse, a également gardé le silence sur les événements qui se sont déroulés en Virginie, comme cela a été le cas du président Reuven Rivlin, du président de la Knesset Yuli Edelstein (Likud) et du leader de l’opposition Isaac Herzog (Union sioniste).

Le président américain Donald Trump a été également condamné pour sa lenteur à désigner explicitement dans ses commentaires les néo-nazis, le KKK et d’autres groupes de haine qui ont défilé en Virginie.

Raphael Ahren a contribué à cet article.