Le site britannique d’Amazon a retiré de la vente trois titres parce qu’ils niaient l’Holocauste, après des réclamations de Yad Vashem et des représentants de la communauté juive britannique.

Le Comité des Assistants, l’organisation des Juifs Britanniques, avait demandé à Amazon de retirer les livres qu’il avait qualifiés de « vraiment inappropriés à proposer à la vente pour une librairie réputée ».

Les trois titres étaient : « L’Holocauste : le Plus Grand Mensonge Jamais Dit », d’Eleanor Wittakers ; « Le Canular du Vingtième Siècle : les Arguments Contre l’Exécution Présumée des Juifs Européens », par Arthur R. Butz et « Les Six Millions sont-ils réellement morts ? » par Richard Harwood. Cette semaine, Amazon au Royaume-Uni a confirmé que ces livres ont été retirés de la vente.

La demande et le retrait ont suivi un appel, le mois dernier, de la part du chef de Yad Vashem au patron d’Amazon Jeff Bezos demandant au géant de la vente sur internet de retirer les livres négationnistes. La demande mentionnait spécifiquement le livre d’Harwood.

« Nous vous demandons fermement de retirer de votre magasin les livres qui nient, déforment ou banalisent l’Holocauste », a écrit Robert Rozett, le directeur des libraires Yad Vashem, dans une lettre à Bezos consultée par l’AFP.

Yad Vashem a souligné être préoccupé par le montée de l’anti-sémitisme et du négationnisme dans le monde.
« La littérature négationniste est librement disponible à l’achat sur Amazon, a écrit Rozett. De nombreux articles apparaissent avec des commentaires élogieux de lecteurs et des recommendations pour d’autres lectures dans la même veine ».

La vice présidente du Conseil des députés britanniques juifs Marie van der Zyl (Crédit : Conseil des députés britanniques juifs)

La vice présidente du Conseil des députés britanniques juifs Marie van der Zyl (Crédit : Conseil des députés britanniques juifs)

Il a ajouté que s’il était en faveur de la liberté d’expression, « le négationniste et d’autres formes de discours haineux nourrisent indéniablement les préjugés et les crimes de haine ».

Marie van der Zyl, présidente du Conseil des Assistants, a déclaré être satisfaite du retrait des livres.

« Alors que l’antisémitisme atteint des niveaux records, c’est très positif de voir qu’Amazon nous a écoutés et a retiré les titres offensants de son site internet, a-t-elle expliqué dans une communiqué. Ce ne sont pas des ouvrages intègres historiquement, ils constituent des tentatives antisémites d’éxonérer les nazis de leurs crimes et d’attiser les feux de la haine ».

Les livres avaient auparavant été retirés dans les pays où le négationnisme est un délit.

Même si la plupart des pays dans l’Union Européenne ont interdit le négationnisme en 2001, il est encore protégé au Royaume-Uni au nom de la liberté d’expression.

L’AFP a contribué à cet article.