Le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al-Malki a réitéré à La Haye la volonté palestinienne de voir des responsables israéliens poursuivis devant la Cour pénale internationale (CPI) et s’est dit confiant quant au respect du dernier cessez-le-feu à Gaza.

M. al-Malki a rencontré le procureur de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, pour discuter de l’accession de l’Autorité palestinienne au statut d’Etat partie à la CPI, et ce en vue de l’ouverture d’une enquête sur le conflit israélo-palestinien.

« Israël ne nous laisse pas d’autre option », a-t-il dit, accusant les Israéliens « d’atrocités » : « nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour traîner en justice les responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ».

Israël avait débuté une offensive sur Gaza le 8 juillet dans le but de faire cesser les tirs de roquettes de l’organisation islamiste Hamas sur Israël et démanteler le réseau de souterrains permettant aux Palestiniens de mener des incursions en Israël.

« Nous nous attendons à ce que le cessez-le-feu se poursuive de 72 heures de plus (que les 72 heures décrétées, ndlr) et même au-delà », a d’autre part déclaré, lors d’une conférence de presse, Ryad al-Malki à propos de cet arrêt des combats entré en vigueur mardi : « tout dépend du camp israélien et de son sérieux ».

L’Autorité palestinienne avait demandé en 2009 à la CPI d’enquêter sur des crimes présumés commis par Israël, mais le procureur avait alors rappelé que seuls les Etats peuvent reconnaître la compétence de la Cour.

Or, le statut d’Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU par la « Palestine » lui donne désormais accès aux organisations et conventions internationales.

Sous la pression de nombreux pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France, l’Autorité palestinienne n’a pas encore ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui siège à La Haye.

La signature du Statut de Rome doit en outre être encore approuvée par toutes les parties au sein de l’exécutif palestinien, dont le mouvement islamiste Hamas, a indiqué M. Malki.

Le ministre a affirmé que les Palestiniens assumeraient les conséquences d’une éventuelle enquête, à savoir que les deux camps en feraient l’objet, et non uniquement le camp israélien.