Une ville juive auparavant « illégale » dans le sud d’Israël a été déclarée rétroactivement légale lundi, selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur.

La communauté connue sous le nom de Sheizaf, dans le Néguev, avait été déclarée illégale dimanche par le tribunal de district de Beer Sheva, mais son statut a été modifié aujourd’hui par la décision du ministre de l’Intérieur Gideon Saar, qui n’a pas tenu compte de l’avis du tribunal.

« La décision d’aujourd’hui contribuera à accroître le peuplement du Néguev et aidera à renforcer le poids démographique de la région » a déclaré Saar [Le Néguev ne pèse que 8 % dans la population totale d’Israël alors qu’il couvre 60 % du territoire].

L’appel à la Cour de district a été fait sur des motifs environnementaux, car la ville a été construite sur un terrain désigné pour être un « village étudiant ». Dans un communiqué publié par le tribunal dimanche, la juge Sarah Dovrat a fait savoir que toutes les communautés dans le désert du Néguev devaient fonctionner conformément à la loi.

« Malgré l’importance du développement du Néguev, il n’y a aucune excuse pour le fait de vouloir faire des économies » a-t-elle déclaré.

Sheizaf est en passe de devenir une communauté mixte où cohabiteront des religieux et des laïcs avec 250 unités de logement, selon les plans publiés par le conseil régional de Ramat HaNéguev. Elle est en passe de rejoindre deux autres localités supplémentaires actuellement en cours de planification.

Le ministre Saar a choisi de torpiller la décision du tribunal de démanteler la ville en partie parce que l’expansion d’une implantation existante coûte moins cher que d’en construire une nouvelle, selon le quotidien Yedioth Aharonot. Saar doit démissionner officiellement de son poste mardi.

« Je suis heureux que ma dernière décision en tant que ministre de l’Intérieur ait pour but de contribuer au développement du Néguev », a-t-il confié.