Paris, durant l’Occupation. Prévoyant l’imminence du danger représenté par la présence allemande, deux parents juifs, campés par Elsa Zylberstein et Patrick Bruel, ordonnent à leurs deux garçons de rejoindre la zone libre.

Il s’en suit une « une épopée lumineuse, racontée du point de vue des enfants, sur le monde autour d’eux et sur la manière dont la réalité les rattrape, raconte Christian Duguay, le réalisateur canadien de Sac de Billes (Jappeloup, Belle et Sébastien…) après sa première lecture du livre. L’histoire est si forte, mais surtout si malheureusement universelle qu’il est impossible de ne pas y voir l’actualité, la souffrance, et oui, parfois les moments de bonheur des populations en déplacement aujourd’hui dans le monde ».

Joseph Joffo, qui a servi de consultant durant le tournage dit, au départ, avoir eu « un doute avec le choix de Patrick Bruel ». Et pour cause, Joffo a raconté dans Sac de Billes son histoire personnelle. Et Bruel devait jouer son père, un homme dur « qui avait connu les pogroms » et « qui avait vécu dans le Montmartre d’avant-guerre ». Allait-il être à la hauteur ?

« J’avais un doute, explique-t-il, mais c’est un immense comédien et il a campé mon père de manière extraordinaire. Elsa Zylberstein a été incroyable et Christian Clavier incarne tellement bien le personnage du docteur Rosen qu’il m’en a fait oublier son rôle culte de Jacquouille la Fripouille. C’est dire ! ».