Les autorités ont intercepté jeudi une énorme cargaison contenant des dizaines de milliers de pétards, mais aussi des couteaux, des Tasers et d’autres armes. La police précise que cette cargaison était destinée aux émeutiers de Jérusalem-Est.

La police indique qu’elle avait obtenu des renseignements qui les ont incités à contrôler le container à Afula. Il était indiqué qu’il contenait des guirlandes de lumière.

En réalité, il contenait 18 000 pétards, 5 200 couteaux, 4 300 Tasers, 5 000 appareils à décharge électrique et 1 000 sabres, précise la police dans un communiqué.

La police annonce que c’est l’une des saisies d’armes la plus importante de ces dix dernières années.

Selon la police, cet énorme stock d’armes était destiné aux Palestiniens de Jérusalem-Est, qui ont lancé des pétards, des cocktails Molotov, et des pierres lors des affrontements avec la police dans la capitale.

Le container en provenance de Chine est arrivé à Ashdod. Il était adressé à un résident du quartier de Beit Hanina qui se situe à Jérusalem-Est.

Le container a alors été récupéré par trois Arabes israéliens du nord qui sont venus à Ashdod avec deux camions pour récupérer la cargaison.

Les trois suspects déchargeaient les camions pour mettre la cargaison en lieu sûr dans un entrepôt à Afula lorsqu’ils ont été arrêtés par la police. Les conducteurs des camions et le propriétaire de l’entrepôt sont aussi retenus par la police.

Plus tôt dans la semaine, un officier de l’armée a été blessé lors d’un affrontement près de Ramallah. Il semblerait qu’un pétard soit à l’origine de ses blessures. Il risque de perdre deux de ses doigts.

La police a instauré des mesures pour lutter contre l’usage des pétards contre les forces de l’ordre. Elle a même mis en place une équipe pour travailler en étroite collaboration avec le ministère de l’Economie afin de surveiller la vente de ces objets.

Le mois dernier, le chef de la police, Yohanan Danino, a annoncé qu’il souhaitait que les pétards soient classés dans la catégorie des explosifs dangereux. Il a aussi demandé à ses unités du renseignement de développer des moyens pour combattre ce phénomène.