Emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 après avoir été jugé coupable de tentative d’assassinat contre le rav Ovadia Yossef, et pour appartenance à des organisations politiques illégales, le Franco-Palestinien Salah Hamouri a été de nouveau arrêté le 23 août par la police israélienne.

Selon Sahar Francis, avocate palestinienne et directrice de l’association Addameer pour la défense des droits des prisonniers palestiniens, Hamouri a été arrêté pour « s’être réengagé dans des organisations politiques illégales ». Il pourrait être remis en liberté aujourd’hui, dimanche 27 août.

Salah Hamouri avait été accusé d’avoir appartenu au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), décrit par certains comme un mouvement nationaliste de gauche, un groupe terroriste qui a revendiqué plusieurs attentats ayant fait des dizaines de morts entre 2001 et 2015, dont le massacre de quatre Juifs dans une synagogue à Jérusalem le 18 novembre 2014.

« Le consulat général de France à Jérusalem ‘suit le dossier de très près, avec Paris’, et se mobilise ‘pour assurer une protection consulaire’ à Hamouri, a confié au Monde un diplomate français sur place », indique le quotidien.

« Je m’élève contre ces méthodes d’acharnement visant à intimider toutes celles et tous ceux qui tel Salah Hamouri se mobilisent pour faire reconnaître le droit du peuple palestinien à vivre dans un état libre et indépendant » : ce message émane d’Elsa Faucilhon, députée des Hauts-de-Seine, et est adressé au président de la République.

Salah Hamouri bénéficie d’un soutien international de la part de comités, dont certains sont actifs en France.