L’armée israélienne va alléger les sanctions contre les soldats accusés d’avoir fumé de la marijuana ou du haschisch durant leurs permissions, un délit jusqu’à présent sévèrement puni, a indiqué mercredi à la radio militaire un des initiateurs de cette réforme.

Les soldats en infraction ne seront plus systématiquement inculpés par les tribunaux militaires et n’écoperont plus de peines de prison pouvant aller jusqu’à deux mois de cachot, a précisé à la radio le général de réserve Dany Efroni.

Ces dispositions ne concernent toutefois que les cas où les soldats ont fumé durant leur permission et non pas lorsqu’ils sont en service dans leur base ou en mission.

Les militaires incriminés devront s’engager à ne pas fumer de drogue pendant une période d’un an et accepter de subir périodiquement des examens pour vérifier qu’ils respectent leur parole.

« Nous offrons ainsi une occasion au soldat de poursuivre son service normalement, de ne pas être emprisonné et ne pas être ensuite handicapé dans sa vie civile par un casier judiciaire », qui rend beaucoup plus difficile la recherche d’un emploi, a ajouté le général de réserve.

Selon le quotidien Haaretz, ce dispositif devrait entrer en vigueur au début de l’an prochain.

En 2015, 128 soldats ont été poursuivis pour usage de stupéfiants. Près de la moitié des enquêtes menées par la police militaire concerne des délits liés à l’usage de drogue.

L’usage « récréatif » du haschisch et de la marijuana reste interdit en Israël. En revanche, l’usage du cannabis a des fins médicales surtout comme médicament anti-douleurs par 26 000 patients est légal.