Le ministère de la Santé a annoncé lundi qu’il voulait faire interdire la commercialisation et la distribution de cigarettes électroniques.

Le ministère a indiqué que 10 % des étudiants du secondaire qui fument des cigarettes électroniques n’avaient jamais fumé de cigarette auparavant.

Cela prouverait que les cigarettes électroniques sont potentiellement une ouverture au « monde des fumeurs, » selon le quotidien israélien Yedioth Aharonoth.

Les cigarettes électroniques sont devenues de plus en plus populaires ces dernières années.

Les responsables de la santé à travers le monde, y compris la Food and Drug Administration américaine, se battent contre la perception publique selon laquelle les cigarettes électroniques seraient moins dangereuses pour la santé et peuvent aider à arrêter de fumer.

Il n’y a pas encore de consensus sur les effets à long terme des cigarettes électroniques ou sur le fait qu’elles aident à arrêter de fumer ou non.

Néanmoins, les cigarettes électroniques sont déjà interdites dans de nombreux pays tels que le Canada, la Russie, Hong Kong, le Brésil, la Norvège, et bien d’autres.

Le professeur Itamar Grotto du ministère indique dans la proposition que « les cigarettes électroniques et leurs produits sont un danger pour la santé publique. »

Les cigarettes électroniques sont habituellement composées de pièces métalliques conçues pour ressembler à une cigarette de l’extérieur.

L’intérieur est composé d’un système chauffant vaporisant une solution liquide dans le filtre. Cette solution consiste habituellement en une mixture composée de nicotine et d’un colorant au goût artificiel.

Le ministère de la Santé et d’autres experts s’accordent pour dire que les cigarettes électroniques contiennent plus de nicotine que les cigarettes et émettent des doses plus concentrées.

Elles contiendraient également des produits chimiques dangereux, comme le propylène glycol qui peut engendrer des problèmes respiratoires et de l’asthme, le diéthylène glycol, qui peut causer des problèmes rénaux, l’infertilité et des problèmes au niveau du système nerveux, et d’autres produits cancérigènes.

Le ministère de la Santé accepte les suggestions jusqu’au 26 avril.

La réglementation interdisant la production, la commercialisation ou le stockage dans le but de vendre les cigarettes électroniques ou tout autre produit dérivé, ne serait mise en vigueur que six mois après la publication finale.