BEVERLY HILLS — Ils se sont vêtus de smokings et de cravates en velours et elles étaient revêtues de leurs robes de bal rouges pour aider à collecter des fonds pour l’une des causes les plus importantes d’Israël.

Au cours de la soirée, les invités de l’American Friends of Magen David Adom, le Red Star Ball du Beverly Hilton, ont écouté les récits des expériences des premiers intervenants israéliens, et du danger duquel ils ont été témoins — et dans lequel ils se mettent tous les jours.

Fondé en 1930, le Magen David Adom est l’organisation israélienne de secourisme, de service de dons du sang et d’aide aux sinistrés. Parmi les bienfaiteurs de longue date, étaient présents Sheldon et la docteure Miriam Adelson qui ont reçu les honneurs de la soirée en recevant le prix de l’humanitaire de l’année. Renée et Meyer Luskin, qui ont reçu le prix pour l’ensemble de son oeuvre, et Nikita Kahn, qui a reçu le prix pour son leadership auprès de la prochaine génération, ont également été salués.

Sheldon et Miriam Adelson, quelques instants après avoir annoncé une promesse de don de 12 millions de dollars pour soutenir le Magen David Adom en Israël, le 30 octobre 2017, au Red Star Ball de l'AFMDA à Los Angeles, Etats-Unis (Crédit : Michelle Mivzari)

Sheldon et Miriam Adelson, quelques instants après avoir annoncé une promesse de don de 12 millions de dollars pour soutenir le Magen David Adom en Israël, le 30 octobre 2017, au Red Star Ball de l’AFMDA à Los Angeles, Etats-Unis (Crédit : Michelle Mivzari)

En plus du financement pour un nouveau centre de dons du sang de 30 millions de dollars, qui sera construit sous terre pour le protéger des futures attaques à la roquette, le point culminant de la soirée a été un spectacle de 40 minutes du comédien légendaire, Jerry Seinfeld, au cours duquel il a tout évoqué, des téléphones portables au mariage en passant par la nourriture.

« Tout ce que nous voulons faire, c’est vivre et manger. C’est le troisième but du judaïsme « , a-t-il affirmé, pour rire.

« La nourriture et le sexe occupent 99 % du cerveau humain. L’autre pour cent de votre cerveau accomplit tout ce que vous accomplissez dans la vie, ce qui, nous l’espérons, mène vers de meilleurs restaurants où les gens plus sains mangent mieux. »

C’était la deuxième fois en trois ans que Seinfeld se produisait au Bal. (Le spectacle de l’an dernier était assuré par la chanteuse Diana Ross). Avant son spectacle — après avoir traversé une foule de photographes et de sympathisants sur le tapis rouge — Seinfeld a brièvement parlé avec le Times of Israel dans sa suite d’hôtel et a évoqué son spectacle, son lien avec Israël, et le fait de se faire chahuter.

Vous avez réussi à traverser le tapis rouge, félicitations.

Il n’y a rien de tel.

Est-ce éprouvant ? Cela a l’air éprouvant.

Pas du tout. Je suis un professionnel complet. Rien ne me dérange. Mais il n’y a rien de tel que ce rassemblement de Juifs en particulier, quand vous les rassemblez en groupe, ils sont très différents de la plupart des groupes de personnes dans lesquels je suis.

Comment cela ?

Évidemment, j’ai un lien plus fort avec eux. Et j’ai cette connexion avec Israël. Donc c’est juste très intime. C’est puissant. J’aime ça. J’aime qu’ils pensent que je suis leur fils.

Vous avez déjà joué pour cet événement caritatif il y a deux ans. Est-ce que cela est plus facile pour vous de le faire, en connaissant déjà le public et le terrain ?

Dans la comédie, vous ne savez jamais ce que vous allez avoir. Chaque soir, c’est différent. Chaque spectacle est différent.

Jerry Seinfeld avec les secouristes du Magen David Adom (de gauche à droite) Nati Regev, Rivka Or, Aharon Adler, Israel Weingarten et Mohammed "Chamudi" Arrabi au Red Star Ball de l'AFMDA à Los Angeles, Etats-Unis, le 30 octobre 2017 (Crédit : Michelle Mivzari)

Jerry Seinfeld avec les secouristes du Magen David Adom (de gauche à droite) Nati Regev, Rivka Or, Aharon Adler, Israel Weingarten et Mohammed « Chamudi » Arrabi au Red Star Ball de l’AFMDA à Los Angeles, Etats-Unis, le 30 octobre 2017 (Crédit : Michelle Mivzari)

L’année dernière, Diana Ross a joué ici, ce qui signifie que vous jouez après une Suprême …

En fait elle n’était pas une Supreme, les Supremes l’ont soutenue …

[Rires.] Vous avez raison.

Je déteste être technique, tu sembles être un gamin intelligent.

Eh bien merci. Vous avez mentionné votre connexion avec Israël. Vous avez fait du bénévolat dans un kibboutz, n’est-ce pas ?

Quand j’étais plus jeune. J’avais 16 ans.

Comment est-ce arrivé ?

C’était un programme. C’était probablement par le biais de ma synagogue. Je me souviens que ça coûtait 866 $ que mes parents ont payé. C’était huit semaines en Israël, plus le billet d’avion aller-retour. Bien sûr, je devais travailler, ce que je n’ai pas fait.

Quel genre de travail étiez-vous censé faire ?

J’étais censé couper des feuilles de bananier mortes. Je n’arrivais pas à le faire.

Vous n’avez rien fait ?

Je ne pouvais pas le faire — c’était épuisant.

Est-ce que vous avez des souvenirs d’Israël lorsque vous participez à un tel événement ?

Non mais j’aime bien m’y rendre — quand je vais en Israël, je me remémore bien sûr de ce moment-là. Je me sens juste très proche d’Israël.

Êtes-vous retourné au kibboutz ?

Oui. En fait, nous sommes passés en voiture à côté, ce qui était excitant. C’était il y a 10 ans environ.

Je suppose que l’on vous propose souvent de participer à des événements caritatifs. Avez-vous une liste de ce que vous acceptez et de ce que vous refusez ?

Bien sûr.

Lesquels ?

Eh bien, vous faites les choses que vous pouvez faire si vous avez du temps dans votre emploi du temps et il y a les causes que vous soutenez. C’est évidemment une cause que je soutiens. C’est un plaisir de le faire.

Il y avait un épisode « Louie » de la saison 4 dans lequel vous étiez, où Louis C.K. faisait votre première partie dans un spectacle pour un événement caritatif, et qu’il a raté. Avez-vous eu des expériences gênantes vous-même lors d’événement caritatif ?

Bien sûr. C’est très fréquent lors d’événement de bienfaisance, et ces situations privées que comédiens programment souvent.

Le comédien Jerry Seinfeld se produisant à Tel Aviv, le 19 décembre 2015 (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)

Le comédien Jerry Seinfeld se produisant à Tel Aviv, le 19 décembre 2015 (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)

Est-ce que les gens vous ignorent ou est-ce qu’ils vous huent ?

Oui, ils me huent, ils me jettent des choses.

Ils vous jettent des choses ?

Tout ce qu’ils peuvent attraper — des lunettes, des meubles. C’est juste une plaisanterie. Rien de ce que je dis n’est vrai.

Dans votre récente série sur Netflix, il y a une très belle scène où vous êtes assis dans la rue avec toutes vos notes. Est-ce que vous écrivez des blagues pour tout ? Avez-vous un dossier « événement caritatif » ?

C’est pour tout. Dans ma tête j’ai différents matériaux qui vont dans différentes catégories. Des choses qui fonctionneront dans cette situation ou cette situation.

Y a-t-il des choses particulières que vous cherchez à éviter lors d’un tel événement ?

Je ne fais pas mes blagues sur le sexe interracial.

Ah, c’est pour ça que vous êtes connu.

Je ne fais pas mes blagues sur l’héroïne.

Avant de vous laisser partir, votre ami Larry David est de retour à la télé. Avez-vous regardé Curb Your Enthusiasm ?

Je ne regarde pas la télé.