Le nombre d’étudiants ultra-orthodoxes inscrits dans l’enseignement supérieur a augmenté de manière significative au cours des dernières années, selon les médias.

La communauté harédi, ou ultra-orthodoxe, avait écarté l’enseignement profane de ses institutions. Cette pratique s’est révélée problématique quant à la capacité des membres de la communauté à s’intégrer sur le marché du travail.

Ce rapport, du Taub Center for Social Policy Center in Israel, a déterminé que : « Entre 2008 et 2014, le nombre de harédim inscrits dans des établissements académiques a quasiment triplé, passant de 1 122 à 3 227. » L’étude fait partie du « State of the Nation Report 2016 ».

Le nombre d’étudiants qui terminent leurs études a plus que doublé entre 2012 et 2014, avec trois fois plus de femmes diplômées (1 600) que d’hommes (450), selon l’étude.

Aucune justification à cette soudaine augmentation n’a été donnée.

En dépit de cette augmentation, la communauté ultra-orthodoxe reste à la traîne par rapport au reste d’Israël. En effet, seulement 2,5 % des hommes et 8 % des femmes entre 25 et 35 ans sont titulaires d’un diplôme universitaire, contre 28 % des hommes et 43 % des femmes laïcs.

Comparativement au reste de la population, il y a moins d’élèves ultra-orthodoxe dans les universités. Ils sont plus nombreux à étudier dans des écoles (principalement sur des campus ultra-orthodoxe où les admissions sont plus faciles) et à l’Université ouverte (par correspondance).

Le taux de décrochage chez les étudiants ultra-orthodoxes était de 58 %. Le rapport attribue ce chiffre au fait que la majorité des étudiants ultra-orthodoxes masculins n’étudient pas le programme de base à l’école secondaire.

Cependant, l’étude a prévenu que « sans une modification de leur instruction de base, il semble que ces taux de décrochages resteront élevés ». Le rapport poursuit en disant que « les programmes de classes préparatoires (mehina) et un soutien scolaire adéquat durant les études universitaires pourraient améliorer les chances de réussites des étudiants de la communauté harédi ».