Sept pays européens réclament à Israël le remboursement d’infrastructures détruites dans la zone C
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Sept pays européens réclament à Israël le remboursement d’infrastructures détruites dans la zone C

Le consortium humanitaire pointe des investissements de plusieurs millions. Israël avance que ces infrastructures ont été réalisées sans autorisation

Le drapeau de l'Union européenne (Crédit : Serge Attal/Flash 90)
Le drapeau de l'Union européenne (Crédit : Serge Attal/Flash 90)

On ne sait encore si cette question sensible a été abordée au Parlement européen de Bruxelles où Benjamin Netanyahu était attendu lundi, après s’être entretenu avec Emmanuel Macron à Paris la veille.

En effet, depuis quelques semaines plusieurs pays européens se sont coalisés pour réclamer à Israël le remboursement d’infrastructures détruites ou démantelées par Israël en Cisjordanie.

« Ces pays – Belgique, France, Italie, Espagne, Suède, Luxembourg et Irlande – sont, avec le Danemark, les bailleurs d’un consortium humanitaire européen, qui intervient en urgence, par le biais d’un groupe d’ONG, auprès des communautés menacées de déplacement forcé par Israël, en zone C (60 % de la Cisjordanie) et à Jérusalem-Est. Au premier rang de ces communautés figurent les Bédouins, » rappelle Le Monde.

Selon le quotidien, la raison invoquée par Israël « est toujours la même : ces constructions ne disposent pas d’une autorisation préalable de la part des autorités israéliennes ».

Contacté par le Times of Israelle porte-parole de l’administration civile israélienne dans les Territoires palestiniens (Cogat) explique en effet qu’Israël « opère légalement, suivant les décisions de la justice » pour lutter « contre les constructions dans la zone C ». Selon lui, « Israël attend de la communauté internationale qu’elle agisse légalement et qu’elle coordonne ses activités avec Israël ».

Dans des affiches placardées au Parlement européen interpellant M. Netanyahu, des eurodéputés ont présenté une « facture » de 1,2 million d’euros pour des écoles, des citernes d’eau, des systèmes électriques et d’autres installations qui ont été, selon eux, « délibérément détruits ou confisqués par Israël, en dehors d’hostilités militaires et en violation du droit humanitaire international ».

Plusieurs Etats membres ont récemment écrit au gouvernement israélien pour lui demander des « compensations » pour ces destructions.

Suite à une demande de l’Italie et de l’Espagne, la revendication présentée se veut « douce » et n’appelle à « aucune sanction ».

« Cette initiative reste très douce, il n’est pas question d’actions en justice ou de sanctions, explique une source anonyme au Monde. Mais ça bloque chez certains membres de l’UE parce qu’ils refusent d’entrer dans un rapport de force avec Israël. Le consortium est l’un des rares instruments humanitaires efficaces en zone C ».

La zone C est sous contrôle d’Israël autant pour l’administration que la sécurité. Elle représente 62 % de la Cisjordanie.

A Bruxelles, comme à Paris, la venue du Premier ministre israélien a provoqué de petits rassemblements. Dans la capitale belge, une centaine de personnes se sont réunies sous la bannière entre autres d’Amnesty International, rapporte la RTBF.

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