Les Israéliens ont de quoi être fiers : le pays peut présenter une liste impressionnante de réussites pour ses seulement 69 ans. Et pourtant, même le plus patriotique des Israéliens ne dirait pas que le pays est une superpuissance.

C’est pourtant exactement ce que l’auteur Seth M. Siegel a écrit dans son livre, classé best-seller par le New York Times, Let There Be Water: Israel’s Solution for a Water-Starved World (Qu’il y ait de l’eau : solution israélienne pour un monde en pénurie d’eau).

Le lundi 11 septembre, Siegel parlera de l’histoire d’Israël et de ce qu’il a fait pour devenir un acteur majeur du jeu mondial de l’eau, lors d’un évènement organisé par le Salon international de Tel Aviv en partenariat avec le Times of Israël.

Miriam Herschlag, du Times of Israel, modèrera l’évènement, organisé à 19h30 au centre communautaire de Tel Aviv, situé au 16 rue Dov Hoz.

La sécurité de l’approvisionnement en eau est un sujet qui a piqué l’intérêt de Siegel quand il a assisté à une réunion du Conseil des relations étrangères, dont il est membre. Siegel a entendu un responsable du gouvernement américain dire aux membres que le monde était sur le point d’entrer dans une période de pénurie d’eau prolongée.

« J’ai eu un sentiment de ‘oh mon Dieu, pourquoi est-ce que je ne sais rien de cela ?’ J’ai demandé aux sénateurs et aux représentants qui étaient mes amis, et ils n’en savaient rien non plus », a-t-il dit.

La réputation mondiale d’Israël dans le domaine de la gestion de l’eau est particulièrement marquante dans une région où les experts prédisent que, tout comme des guerres sont aujourd’hui menées pour le pétrole, elles seront dans le futur proche menées pour l’eau.

Alors que les scientifiques attribuent les importantes sécheresses, comme celle de Californie, au changement climatique, et au moment où les plus grands aquifères mondiaux « dépassent le point de durabilité », il semble que le futur proche arrive plus vite que nous ne le pensions.

Malgré ces défis, Israël ne fait pas qu’avancer dans le domaine de l’eau : il s’épanouit.

« Aucun autre pays avec une population croissante, une économie croissante et des chutes d’eaux en diminution n’a été capable de réussir quelque chose qui ressemblerait à ce qu’Israël a fait », a dit Siegel au Times of Israël en 2015.

Son message est devenu si demandé qu’il donne des centaines d’entretiens et de conférences.

« Les gens sont enthousiasmés par le message du livre : il existe une solution à la crise mondiale de l’eau qui arrive, et ils viennent me voir après, pas une ou deux personnes, mais beaucoup. Ils me disent qu’ils veulent venir en Israël et apprendre d’Israël », expliquait Siegel.

Dans les années 1930, les économistes britanniques avaient prédit que toute la Palestine (incluant Gaza, Israël et la Cisjordanie d’aujourd’hui) aurait assez d’eau pour deux millions d’habitants.

Aujourd’hui, plus de 12 millions de personnes y habitent, et non seulement il y a assez d’eau, mais Israël est capable d’exporter tous les ans des milliards de dollars d’eau et de produits nécessitant de l’eau à ses voisins.

Une usine de désalinisation de l'eau en Israël. Illustration. (Crédit : Ben Sales/JTA)

Une usine de désalinisation de l’eau en Israël. Illustration. (Crédit : Ben Sales/JTA)

Siegel explique que ceci est dû à une culture de conservation et d’économie de l’eau.

Au cours des ans, Israël a mis en place une planification centralisée de l’eau, une facturation à coût réel, a nommé des régulateurs, a éduqué ses citoyens à conserver l’eau, a désalinisé de l’eau de mer, a utilisé de l’irrigation en goutte-à-goutte et a traité quasiment toutes ses eaux usées, les recyclant pour arroser ses cultures.

Par conséquent, Israël a de nombreux problèmes mais « dans ce domaine précis, c’est un leader mondial », a dit Siegel.

Simona Weinglass a contribué à cet article.

Seth Siegel au Salon international de Tel Aviv
Lundi 11 septembre, à 19h30
Centre communautaire de Tel Aviv, 16 rue Dov Hoz
Billets : 20 shekels, disponibles ICI