Les Juifs sont assassinés aujourd’hui à cause de l’antisémitisme, de l’anti-sionisme et des incitations au terrorisme, et non en raison de la frustration palestinienne face au blocage des négociations de paix, a expliqué aux ambassadeurs étrangers la ministre de la Justice Ayelet Shaked vendredi dans le centre d’Israël.

Elle s’est exprimée à l’occasion de la Journée internationale consacrée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, qui a lieu tous les 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz en 1945.

Shaked, membre du parti de droite HaBayit HaYehudi, a expliqué à l’assistance réunie au Kibbutz Tel Yitzhak, à proximité de Netanya, qu’il est clair qu’Israël n’est pas le principal problème d’un Moyen Orient en proie à de multiples troubles.

Pour elle, l’état juif représente, au contraire, une solution, a rapporté la radio militaire.

Elle a vivement recommandé aux ambassadeurs de rejoindre la guerre contre les incitations, le terrorisme et le racisme.

« Le fait que le monde ferme les yeux face à l’aide apportée par l’Iran au génocide en Syrie, et qu’il choisit à multiples reprises de condamner le seul pays au Moyen Orient qui accorde une valeur réelle à la vie humaine est le signe d’un deux poids, deux mesures et celui d’une absence de volonté de gérer le mal », a-t-elle indiqué.

Federica Mogherini, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, pendant une conférence de presse à Bucarest, le 7 octobre 2016. (Crédit : Daniel Mihailescu/AFP)

Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, pendant une conférence de presse à Bucarest, le 7 octobre 2016. (Crédit : Daniel Mihailescu/AFP)

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Frederica Mogherini, a déclaré jeudi que le monde avait « la responsabilité de ne pas oublier » les millions de Juifs et autres qui ont été assassinés durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en garde contre la recrudescence actuelle du racisme et de l’antisémitisme.

Dans une déclaration à la presse, Mogherini a indiqué que « l’antisémitisme n’a pas disparu et que les Juifs européens sont trop souvent agressés », tandis que les « discriminations sur la base de la religion et de l’ethnie sont en hausse de manière inquiétante ».

« Nous nous souvenons du génocide commis ici, sur le sol européen, il y a seulement deux générations », a-t-elle poursuivi, citant feu l’homme d’état israélien Shimon Peres, « qui n’est malheureusement plus à nos côtés, et qui avait dit : ‘Nous sommes les yeux qui se souviennent. Nous sommes leurs voix qui crient’ « .

« Nous devons nous rappeler que nous avons une responsabilité : Une responsabilité envers les victimes, envers les survivants. Une responsabilité vis-à-vis des générations futures. Et une responsabilité envers l’Europe et tous les citoyens européens », a-t-elle expliqué.

Mogherini a ajouté qu’une Europe unie « est la seule manière de garantir que ‘plus jamais’ ce type de tragédie ne surviendra sur notre continent » et que les Européens « doivent transmettre le message aux jeunes générations qu’une Europe pacifique et diversifiée ne peut être considérée comme acquise ».

« L’antisémitisme n’a pas disparu et les Juifs européens sont encore trop souvent agressés. Les discriminations sur la base de la religion et de l’ethnie ne cessent d’augmenter de manière inquiétante. Chaque génération nouvelle doit encore s’engager au fondement de notre coexistence pacifique”.

L’Europe a subi un renforcement de la popularité des partis d’extrême droite ces dernières années, ainsi qu’une série d’attentats terroristes meurtriers qui ont fait des centaines de morts.

Les agences de presse ont contribué à cet article.